La mutation des SSII en STI, le nouveau défi de l’informatique

J’ai publié un article sur le journaldunet concernant les processus de recrutement des SSII et l’enjeu majeur qui se joue actuellement. Cet article aborde également des sujets comme l’engagement au sein d’une équipe ou d’une entreprise.

Voici le résumé :

Dans un marché toujours à la recherche de nouvelles compétences, un enjeu majeur se joue. Recruter non plus des compétences mais des êtres humains capables de les porter.

En bien sur le lien pour le lire : La mutation des SSII en STI, le nouveau défi de l’informatique

Bonne lecture et n’hésitez pas à me faire vos retours ;)

Internet : outil de l’éveil de notre conscience

Nous voici à la fin de l’année 2014, nous avons répondu au cours des dernières décennies à des dizaines, que dis-je, à des centaines de questions. Nous avons vu exploser les nouveaux moyens de communications et de transports dont la téléphonie aussi bien fixe que mobile, l’invention du TGV, les avions à réaction dont le tristement célèbre Concorde, la télévision, les télescopes dont Hubble, nous sommes allés sur Mars, sur une comète et tant de choses encore qu’il est impossible de faire la liste de tous les progrès, et c’est un euphémisme, de toutes ces révolutions. J’ai omis volontairement une des plus grandes révolutions de ces dernières décennies, Internet.

Internet dont les balbutiements se sont transformés en quelques années en une immensité de données, divertissements, sources de conflits, qui n’a probablement d’égal que l’immensité de notre univers. Internet est devenu un média à part entière, avec ses propres combats, voire mêmes ces guerres numériques.

Internet est probablement la plus grande révolution que nous ayons jamais connue. Internet a réduit la course de la vitesse des moyens de transports comme les voitures, les trains, les avions à de simples progrès dont on parle brièvement. Pour exemple, je prendrai la prouesse des chemins de fers japonais qui ont réussi grâce à la sustentation magnétique le 15 Novembre 2014 à propulser un train à plus de 500km/h (http://www.bbc.com/news/world-asia-30067889). Il a existé et il perdurera des records de vitesses pour les trains, les avions et tous les transports de masse. Mais cette vitesse est ridiculement petite face à celle d’internet. C’est la leçon que l’on peut retenir de Jean Louis Servan—Schreiber lors de sa présentations TEDx Paris 2011, dans « Les quatre paradoxes de la vitesse » (http://www.tedxparis.com/jean-louis-servan-schreiber-les-quatre-paradoxes-de-la-vitesse/). Nous ne battons plus des records de vitesse, nous sommes désormais dans le monde de l’immobilisme.

Les informations sont à portée de doigts grâce à nos smartphones, les commandes de biens se font par internet dans des mesures de plus en plus grandes. Rien qu’en 2013, 8 français sur 10 avaient commandé tout ou partie de leurs cadeaux de fêtes de fins d’années sur internet (http://www.fevad.com/espace-presse/bilan-de-noel-satisfaisant-pour-les-e-commercants-et-les-cyberacheteurs). Les courses dans un supermarché sont devenues quasiment obsolètes grâce à la création des « drive ». E.Leclerc leader sur le marché du drive a réalisé en 2013 plus de 1,47 Milliards d’euros de chiffre d’affaire grâce au drive. (http://www.lsa-conso.fr/leclerc-tire-par-ses-drives-en-2013-prudent-pour-2014,162199). Même si le secteur pressent un essoufflement des drives avec une croissance entre 4% et 5% pour cette année 2014, il n’est clairement pas question de fermer ce nouveau mode de consommation.

On note également que les leaders du marché comme Amazon ou Cdiscount proposent depuis quelques temps déjà des abonnements pour des livraisons en illimités. Aux états Unis Amazon propose même de faire vos courses de produits frais directement pour vous en fonction du stock de votre frigo (http://fr.reuters.com/article/companyNews/idFRL5N0R55N420140904). Le chiffre d’affaire prévisionnel du e-commerce pour 2015 donne le tournis en présentant aisément une perspective de plus de 72 000 000 d’euros. Pour vous montrer la démesure de ce chiffre, celui-ci équivaut à 10% du PIB Mondial ! (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_nominal).

Mais internet a également permis une chose encore plus puissante, le partage du savoir. Des dizaines de milliers de sites internet existent traitant un sujet, ou un corpus de sujets, qui ne sont plus considérés aujourd’hui comme des sources de spéculations mais comme de véritables sources fiables. Certes il faut toujours se « méfier » de ce qu’on trouve sur internet et nous y reviendrons, mais prenons l’exemple de Wikipédia. Dan Pink a présenté une conférence TED en Juillet 2009, où il expose ce qui nous motive véritablement (http://www.ted.com/talks/dan_pink_on_motivation) il y prend notamment comme exemple Encarta de Microsoft développé dans les années 1990 contre Wikipédia un modèle gratuit sans rémunération juste enrichi par des personnes qui le veulent. Outre les aspects de motivation dont on pourrait parler très longuement ce qui nous intéresse ici c’est la source de savoir que représente Wikipédia mais aussi tous les projets de la Wikimédia Foundation. Non encore une fois Wikipédia n’est probablement pas la source universelle du savoir mais cette encyclopédie permet à n’importe qui, tout du moins presque n’importe qui, d’accéder à des informations qu’ils n’auraient probablement jamais pu avoir autrement. Prenons pour preuve de cette révolution l’illustre encyclopédie Universalis, qui a déposé le bilan cette année face à la concurrence de Wikipédia (http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/22/universalis-en-depot-de-bilan_4527730_3234.html).

Internet a permis encore plein d’autres choses comme le financement participatif (Crowdfunding en anglais) avec la réussite de projets aussi bien musicaux, que médicaux ou encore sociaux. Prenons là encore un exemple, Zach Braff réalisateur de Garden State, personnage principal de la série Scrubs, a réussi à lever plus de 2 millions de dollars pour la réalisation de son prochain film (http://www.disko.fr/reflexions/user-experience/reussites-et-echec-du-crowdfunding/). Bien d’autres projets ont réussi grâce à ce système, certains ont certes fatalement échoués, mais nous sommes ici tout à chacun acteur de la réussite des autres. La donne change réellement.

Dans la droite lignée du financement participatif, on retrouve de nouveau grâce à internet, l’économie participative, c’est ce que nous présente en partie Diana Filippova dans une conférence TEDx à Paris en octobre 2014 (http://www.tedxparis.com/lengagement-citoyen-face-au-mythe-du-plein-emploi/). Cherchant à nous faire prendre conscience de la possibilité de l’obsolescence des êtres humains si nous restons dans notre démarche actuelle.

Comme vous l’avez remarqué j’ai énormément cité de conférences TED (http://www.ted.com/) ou TEDx (http://www.ted.com/watch/tedx-talks) qui sont à peu de choses près similaires. C’est à mon sens aussi une nouvelle révolution d’internet en une dizaine de minutes une personne vous sensibilise à un point particulier de sa vie ou à son point de vue. Loin des discours moralisateur de nos têtes pensantes ce partage d’idées est probablement une des plus belles choses qu’internet puisse nous offrir, car il y’a un réel partage de la pensée et des émotions des présentateurs.

Mais je dois également parler des chaînes de vidéos sur internet, et plus précisément des chaines pédagogiques, de vulgarisations scientifiques, de découvertes aussi farfelues soient elles, que d’analyse cinématographique et j’en passe,  qui permettent à tous de profiter du savoir et du ressenti des autres dans un format abordable avec l’aide d’animation, d’illustration, d’analogie, de blagues etc… On peut en citer des dizaines, mais si vous êtes purement francophone, voici un petit florilège :

Forcément Internet à un revers à sa médaille, sa puissance, sa flexibilité, sa rapidité, permet à des personnes malintentionnées de profiter du système, que ce soit par le phishing (faux mail de votre banque par exemple), par des sites de vente en ligne qui disparaissent, ou encore des sites d’échanges pédophiles qui sont difficiles à traquer dans cette immensité. Je ferai l’impasse sur le « piratage » vidéo et audio que nous pourrions évoquer dans un livre entier. Ce n’est pas que le sujet ne vaut pas la peine d’être traité, bien au contraire mais que chacun des « camps » campent sur leurs positions et s’épuisent en débat que je trouve stérile.

Mais de tout temps et dans tout système il y’a des abus. Pour revenir au monde réel, Fia-Net estimait qu’en 2012 les tentatives de fraudes à la carte bancaire s’élevaient à 1,7 milliards d’euros, mais on parle là de tentatives pas de réelles pertes (http://www.fia-net-group.com/fia-net-son-livre-blanc-certissim-2013-fraude-a-la-carte-bancaire-sur-internet/). Rapportons ça à un sujet plus commun qu’est l’assurance maladie. En 2011 un rapport parlementaire présentait des conclusions estimant la fraude à l’assurance maladie à 20 milliards d’euros ! (http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/21/la-fraude-sociale-evaluee-a-20-milliards-d-euros-par-an_1539033_3224.html). Et on ne parle pas de tentatives de fraudes, mais de fraudes « quasiment avérées ». On peut toujours tempérer cette estimation par celle de la cour des comptes qui ramène ce chiffre entre 10 et 15 milliards d’euros.

Où cela nous mènent ils ?

A prendre conscience de l’infiniment petit que nous sommes, mais comme les atomes, liés les uns avec les autres par ce média, nous pouvons faire de grandes choses. La prise de conscience de ce que nous vivons actuellement nous est offerte à bras ouverts par Internet sous peine que nous voulions bien y consacrer un petit quart d’heure par jour. C’est cette prise de conscience du système et du monde qui nous entoure qui sera probablement la clé de notre avancée vers demain, pas forcément pour nous, ni même nos enfants, mais pour les générations à venir, pour ne pas être dépassé par nos propres créations et l’immobilisme dans lequel nous nous confortons si aisément.

Plugin jQuery : maxLength sur textarea

Voici un petit plugin pour jquery que j’ai développé pour vérifier la saisie des textarea. Comme l’attribut maxlength n’existe pas sur les textarea j’ai crée ce plugin pour forcer mes utilisateurs à ne pas faire de bêtise.

Voici le code

/**
 * Plugin maxlength for textarea 
 * 
 * @author Grégoire ROBIN
 * @copyright http://www.nodashi.com under CC3
 */
jQuery.fn.maxlength = function(){
	
	function updateCptTextarea(textarea){			
		
		var length 		= $(textarea).attr('value').length;
		var maxLength 	= $(textarea).attr('maxlength');
		
		$(textarea).next('.cpttextarea').html('<small ' + ((length > maxLength)?'style="color: #CC0000;"':'') + '>Taille de la saisie : ' + length + '/' + maxLength + '</small>');
	}
	
	$("textarea[maxlength]").bind('blur', function(){
		
		var maxLength 	= $(this).attr('maxlength');
		var length 		= $(this).attr('value').length;
		
		if(length > maxLength) {
			alert('Votre saisie est trop longue, elle a été coupée à la taille maximum autorisée.');
			$(this).attr('value', $(this).attr('value').substring(0, maxLength));
		}
		
		updateCptTextarea(this);
	});
	
	$("textarea[maxlength]").keypress(function(event){
		
		var key 		= event.which;
		var maxLength 	= $(this).attr('maxlength');
		var length 		= $(this).attr('value').length;

		if(key >= 33 || key == 13) {
			if(length >= maxLength) {
				event.preventDefault();
			}
		}
		
		updateCptTextarea(this);
	});
	
	$("textarea[maxlength]").keyup(function(event){
		updateCptTextarea(this);
	});
	
	$("textarea[maxlength]").each(function(i){
		
		var maxLength 	= $(this).attr('maxlength');
		var length 		= $(this).attr('value').length;
		
		$(this).after('<div class="cpttextarea"></div>');
		updateCptTextarea(this);
	})
}

L’utilisation est simple :

$(document).ready(function(){
    $('textarea').maxlength();
});

Il suffit juste de spécifier l’attribut « maxlenght » sur le textarea

Voilou ;)

Orange et ses offres exceptionnelles

Quand nous nous sommes installés dans nos locaux à courtaboeuf nous avons été plus ou moins obligé de souscrire notre accès internet auprès d’orange. C’était une sombre période pour free qui n’avait pas de créneau de câblage avant un bon mois, en plus impossible de trouver la ligne, et pour cause elle n’était pas câbler jusque dans nos locaux.

Bref, comme tous les abonnées nous recevons les offres d’orange et les diverses promotions. Mais aujourd’hui j’ai reçu une pub qu’il fallait dénoncer ouvertement. Je vous joins une copie d’écran.

Orange

Cette offre propose pour 1€ le premier mois puis 7,5€ par mois un pack comprenant :

  • Antivirus
  • Firewall
  • Anti spyware

Sérieusement, 7€ par mois !!! en 3 voire 5 mois vous vous êtes payé un bitdefender voire la suite complète nettement plus efficace ! Faut arrêtez de nous prendre pour des poires….

Freelance : le bon tarif journalier

Pour les freelance il est des fois délicat de se situer dans un marché où les prix peuvent fluctuer très rapidement en fonction de l’offre et de la demande. Suite à l’effet de crise le tarif des prestations à baisser au sein des SSII et il n’est pas forcément aisé de se vendre au juste prix. Pour vous aider le site freelance-info.fr vous propose une grille de tarif que je trouve à titre personnel très bien conçue. Vous pouvez y accéder via ce lien : tarifs jour de facturation des freelance. Vous y trouverez non seulement le tarif, mais également la répartition des missions par année d’expérience, et par intermédiaires. De plus pour ceux qui cherche une description précise et concise du poste qu’ils cherchent à pourvoir il y a une description pour chaque métier. Une très bonne chose pour les freelance et en plus c’est gratuit donc c’est encore mieux.

Y a site web et site web voire PHP et PHP

Depuis toujours le métier de développeur web a été plus ou moins méprisé. Ce qui revient souvent dans les conversations c’est les phrases comme « Ah mais donc en fait je peux moi aussi faire mon site web » ou « Ah vous faites pas le contenu, vous faites quoi alors ? ». Je vais donc aujourd’hui un peu éclaircir le sujet et répondre à ces questions qui ne rendent pas hommage à ceux qui travaillent durement pour vous servir.

La première chose à savoir c’est à mon sens que c’est le contenu qui fera le succès d’un site. Et les équipes qui rédigent le contenu des sites sont clairement la clé de cette réussite. Toutefois pour y parvenir il leur faut ce fameux site web, site internet, blog peu importe la forme en fin de compte. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’un site web ce n’est pas seulement l’affichage de ces textes et images. C’est aussi tout un système qui permet de gérer ce contenu, mais qui gère également les auteurs, la mise en page, la mise en avant de certains éléments, la possibilité de changer certains éléments, de gérer des sondages, la publication du contenu en fonction des auteurs, encoder de la vidéo en flash et j’en passe. C’est une véritable suite bureautique en ligne.

Comme je viens de vous le montrer un site web ne se limite pas à l’affichage du contenu, outre la gestion des contenus on trouve également des fonctionnalités propre à chaque site, comme comparer des produits, calculer des couts de revient, souscrire à un contrat, répondre à un sondage, donner son avis sur le contenu, imprimer le contenu, publier son propre contenu un tas de fonctionnalités qui ne sont pas simplement de l’affichage de contenu mais qui demande des calculs et de la gestion de droit en fonction des utilisateurs par exemple. C’est toutes ces fonctionnalités qui permettent de faire un site internet.

Ou est ce que je veux en venir ?

C’est assez simple en fait, le métier de développeur web pourrait s’apparenter à celui de pilote de rally ou de chirurgien. En effet, si le web est accessible à tout le monde et qu’il existe des solutions clés en main pour créer son site internet nous sommes loin de ce qu’est notre métier, ou en tout cas ce qu’est le mien. Dans toute profession ou discipline il existe des niveaux. Ainsi ce n’est pas parce qu’on a le permis et qu’on sait conduire qu’on est Sebastien Loeb, de même ce n’est pas parce que l’on sais soigner une plaie ou même que qu’on a son brevet de secouriste qu’on est chirurgien. Et c’est encore plus complexe que ça il y a comptable et expert comptable, médecin et chirurgien, de même on a des intégrateurs, des développeurs et des ingénieurs au sein de notre métier. Et comme vous le savez à poste égal on a encore des différences de niveau entre les individus.

Vous devez commencer à comprendre que finalement faire des sites web ce n’est pas forcément si simple.

Je vais prendre un exemple plus concret, dans ma société (Opal CMS). Nos clients disposent d’un outils de gestion de contenu plus ou moins complet en fonction de leur besoin ça comprend la gestion de leurs documents comme des actualités à des dossiers multipages, la gestion de tous les types de médias, comme les images – avec la possibilité dans la partie administration de rechercher une image directement sur le net et de l’importer de façon transparente -, les fichiers audio, les fichiers vidéos. Pour certains ils ont la possibilité de tout simplement filmer ce qu’ils ont envie et d’envoyer le fichier sur le serveur. Notre outil transforme la vidéo en flash comme sur youtube ou dailymotion. Ils ont un système complet de workflow, c’est à dire de gestion du processus de publication, chaque utilisateur a des droits qui lui permet de signaler si son article est prêt à paraitre, alors qu’un autre utilisateur se chargera de le mettre en ligne. Certains clients ont des demandes particulières comme gérer l’import de flux RSS ou AFP de façon automatisée ou la possibilité de gérer des formules de calcul pour des applications particulières et d’autres la possibilité de gérer leurs commandes et leur stock. Je fais un peu de pub pour illustrer mon propos mais ça vous montre qu’un site internet ne se limite pas à afficher des actualités.On peut désormais utiliser le web pour gérer énormément de chose. Exemple très concret les opérateurs de téléphonie mobile gère la vente des téléphones et la souscription des contrats directement via des applications web.

Autres point important entre ce que monsieur tout le monde peut faire et ce que nous sommes amenées à faire, c’est travailler sur des applications scalable à haute performance. C’est à dire que l’application web est optimisée pour gérer beaucoup de demande, en effet entre un site personnel qui fait 10 visites par jour et des sites comme lemonde qui tourne plutôt autour du million de visites il y a une grosse différence. C’est pour ça que nous mettons en place des solutions performante et scalable, c’est à dire des solutions capable d’évoluer avec la demande qui seront capable d’être réparti sur des dizaines de serveurs de façon transparente pour le client et pour l’utilisateur sans que cela engendre des coûts pharaoniques.

Voila, vous en savez un peu plus sur ce que nous faisons ;) Rendons à César ce qui appartient à César et vive les développeurs et ingénieurs du web qui nous permettent à tous de profiter du contenu de chacun.

Oui une question ?

Pourquoi j’ai pas parlé de Google dans les applications web complexes ?

Je sais pas … :D

Bon surf ;)

Survivre en milieu google

Pas besoin de se voiler la face, la bonne santé d’un site et sa soi-disant « qualité » se mesurent à son positionnement dans le rouleau compresseur des moteurs de recherche, j’ai nommé google. Préféré par des millions d’internautes pour sa pertinence grâce à son algorithme révolutionnaire à son lancement, google pousse au vice de plus en plus de sites qui sont désormais trop nombreux.

Brève explication sur le référencement pour ceux qui voudraient poursuivre mais pour qui le référencement est un « art » obscure. Faisons simple, google – parce que finalement on ne s’intéresse quasiment qu’à celui-ci – procède de la façon qui suit pour indexer son contenu, il lit ce qu’il trouve dans l’url, le titre, la description que vous ne voyez pas, une liste de mots clés (si si, je vous assure, il en tient encore compte) puis le contenu de la page, ce qui se trouve en haut de la page ayant hypothétiquement une plus grande valeur que le bas de la page. On rajoute également tout un tas de balise permettant d’accorder plus ou moins de valeur à certains mots. Enfin, notre ami à tous classe les sites qu’il connaît sur la méthode suivante : plus il y a de liens qui pointent vers votre site, plus il est intéressant pour les utilisateurs du moteur de recherche.

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Dans le meilleur des mondes, chacun ferait son site proprement et il serait cité à juste escient. Qu’appelle t’on proprement ? Un titre normal jusque la ça va, personne ne « gruge » trop sur ce point parce qu’il est très visible ; une url pour accéder au contenu, logique. Mais sur ce point ça commence à partir dans tous les sens. On trouve des url parlant de choses et d’autres avec des mots clés totalement hors contexte, comme « sexe, free, mp3, download », la page parlant du maïs transgénique. Je caricature mais on n’est pas loin de la vérité. Vient alors la description de la page et les fameux mots clés déjà cités. Alors là attention, Google ne lit en théorie que 255 des premiers caractères mais on trouve de nombreux sites avec des listes à rallonge. Je vois d’ici vous précipiter pour regarder le code source de nos pages pour voir si on procède de cette façon là. Ne cherchez pas je vous donne la réponse, seul Gamebe pour l’expérimentation est doté d’un arsenal de mots clés, mais je reviendrai plus tard sur ce point qui vous offusque déjà. Attention j’aborde le dernier point – j’essaye de faire court pour pas vous ennuyer mais le sujet est vaste – les échanges de liens. Kézako, comme je vous l’ai précédemment expliqué, le moteur des moteurs de recherche considère que plus il y a de liens pointant vers votre site, plus le site est intéressant, du coup les sites se livrent à des échanges de liens. Pour résumer, « tu mets un lien en bas de page vers chez moi, et je te renvoie l’ascenseur ». Non, pas la peine de regarder, on se livre également à cette pratique. Rajoutez à cela les sites qui « bouffent à tous les râteliers » en demandant de mettre leur fil RSS sur leur page plutôt que celui du concurrent…

Triste portrait du paysage internet français mais rassurez vous, c’est comme ça dans le monde entier. Alors la question à laquelle il faut maintenant répondre c’est pourquoi. Pourquoi se livre t’on à de tels « magouilles » ? La réponse est simple : l’éthique ne paye pas. En effet pour pouvoir faire fortune – laissez moi rêver – il faut faire venir du monde sur son site et pour ça il y a deux solutions : le bouche à oreilles et google. Parlons franchement, la première est bonne mais prend beaucoup de temps pour un résultat qui n’est pas probant. Quant à la seconde c’est le jackpot si vous vous débrouillez correctement.

C’est maintenant le moment où je devrais m’auto-congratuler pour une raison : j’ai toujours essayé de faire passer l’éthique en premier. C’est plus facile avec des sites qui sont dans des niches, Matbe est très orienté hardware pur et dur et la réputation de celui-ci n’est plus à faire dans les tests d’alimentations ou de boîtiers. Et pour Gamebe la ligne éditoriale est plus axée sur des gens matures et responsables que sur la génération pokémon. Mais voilà la pression de notre société capitaliste nous pousse dans une course à la réussite où l’éthique aura bien du mal à suivre. Que faire alors ? Première solution : une prise de conscience générale, où les échanges de liens abusifs seraient retirés, les url dénuées de mots clés absurdes. Alors c’est sûr, changer les mentalités de la terre entière n’est pas vraiment à la porté de tout le monde, voire de personne. Il reste donc une deuxième solution sur laquelle on suppose que google travaille déjà, ne plus prendre en compte les pavés de liens en bas de page. C’est une hypothèse que de nombreuses personnes du milieu du référencement avaient émise, mais un doute subsiste : est-ce que google n’est pas soumis à certaines pressions pour éviter de « désorganiser » le web ? En fin de compte il n’existe probablement pas de solution ultime pour panser les plaies du système actuel, il ne reste qu’à chacun de prendre conscience que la surenchère mènera à la perte de beaucoup de ressources intéressantes sur internet…

Rendre le web payant ou monétiser d’avantage ?

A l’heure actuelle, la quasi totalité des sites web marche sur le modèle économique du tout gratuit avec en contre partie un affichage de pubs plus ou moins important. La question que je me pose est est : faut-il rendre le web payant ?

Dès lors de nombreuses personnes crient au scandale, moi le premier, le web est par essence même un monde de partage où les contraintes économiques ne sont pas censé avoir leur place. Mais il faut se rendre à l’évidence la viabilité d’un projet sur le web découle principalement de sa capacité à être monétiser. Les grands groupes de presse comme les plus petits ont alors recours à des archives payantes, de la pub, de la vidéo à la demande (VOD), de l’intégration de services payants comme les sonneries pour portables, téléchargements de musique et j’en passe.

La viabilité d’un projet sur le web découle principalement de sa capacité à être monétiser.

J’étais récemment inviter par Google à une conférence justemment nommer : accroître votre rémunération avec Google. Le moteur de recherche le plus utilisé au monde nous offre de multiples possibilités pour gagner de l’argent, principalement par son programme de pub AdSense que vous pouvez d’ailleurs voir ici même (enfin je vous expliquerez plus tard la démarche). La conférencier nous a expliquer comment gagner plus d’argent sur nos sites, ce n’est pas bien compliqué et si je n’étais pas honnête je dirais que les conseils se résument à : il faut voir la pub tout de suite au détriment du contenu.

Explications. Premièrement il faut que ce soit visible sans scroller, ensuite, de préférence près de la navigation voire dans le contenu directement. Ensuite il faut utiliser des couleurs qui respecte votre charte graphique pour que ca se fonde dans le paysage, mais Google précise qu’il ne faut pas non plus que cela se confonde, enfin bon si vous pouvez éviter de mettre une bordure c’est quand même mieux. Oui bon pour faite clair, autant Google ne veut pas que les gens cliquent par inadvertance, autant ils ne peuvent pas nier que ca les arrange un peu.

Du coup pour monétiser un site qui a du trafic en plus du programme AdSense, on fait appelle à des régies pubs qui vous passe des pubs animés la plupart du temps, mais également des pop-up que vous connaissez tous, mais également ce que certains connaissent moins des pop-under. Des pop-quoi ? Est ce qu’il vous ai déjà arrivé en fermant la page sur laquelle vous surfiez de découvrir qu’une nouvelle fenêtre était ouverte sur un autre site ? Oui ? C’est un pop-under.

On peut se demander si la pub fait le contenu ou l’inverse

On constate également un autre phénomène tout aussi désagréable, la multiplication des formats de pubs. Pour faire simple on ne se contente plus que d’une bannière en haut du site, on rajoute un carré ou deux carrés de pubs, un skyscraper (bandeau en hauteur) puis pleins de petits formats voire même de la pubs sur un dizaine de mots cliquables dans le contenu de ce que vous lisez. Si bien que certains sites arrivent à avoir plus de 13 pubs différentes sur une seule pages et je n’ai pas compté les mots cliquables. Sur ces sites on peut se demander si la pub fait le contenu ou l’inverse.

Face à cette déferlante de pubs on est donc en droit de se demander si une solution payante n’est finalement pas plus intéressante pour vous comme pour nous.