Prothèse totale de hanche : 2 ans post op

Un paquet de temps que je n’ai pas donné de nouvelles suite à l’opération. Déjà merci aux nombreux visiteurs et à leurs témoignages.

De mon coté tout se passe bien, la prothèse est bien en place et aucune douleur de se coté là. Le seul point reste en fait l’allongement de 3 cm de la jambe réalisé lors de l’opération. Malgré le temps des douleurs persistent, mais rien de bien important, je continue à faire des exercices d’étirements et une séance de kiné par mois.

Voila rien de plus, tout va bien :) N’hésitez pas à me faire part de vos questions :)

Prothèse totale de hanche : 7 mois post op

Le temps a passé, sans doute trop depuis la dernière mise à jour de ce blog. La raison est simple, la prothèse de hanche. Oui mais contrairement à ce que vous pourriez penser c’est non à cause d’elle mais grâce à elle que mon emploi du temps est chargé. Je peux maintenant faire tout ce que je ne pouvais pas avant, comme me promener avec mes chiens, faire les boutiques avec ma chérie mais surtout refaire de la moto pour mon plus grand bonheur. Avant l’opération j’avais remisé la moto, je ne pouvais plus l’enfourcher et rester au guidon relevait plus de l’épreuve de torture qu’autre chose.

Le bilan est donc très positif, et je ne regrette pas du tout les quelques mois passés qui ont parfois été difficile. En soit ce n’est pas la prothèse qui m’a posé problème, mais le rallongement de la jambe. Le chirurgien, a vraiment accompli un tour de force, en regagnant les 3 centimètres qu’il me manquait. Ca a un coût, physique j’entends j’ai pas payé de supplément hein, mais je pense que ça en vaut vraiment la peine.

Ce qu’il faut savoir c’est que rallonger un membre ne se fait pas si simplement, les tendons et les muscles ne sont pas si extensibles qu’on pourrait le penser. Il leur faut du temps pour s’étirer et s’habituer à cette nouvelle configuration. J’ai donc passé quelques mois pénibles, avec des douleurs plus ou moins importantes. Mais si on y réfléchit les douleurs étaient moins intenses qu’avant. Mais je l’ai assez mal vécu, j’avais envie de tirer un trait sur cette histoire d’une façon quasi miraculeuse. J’étais pourtant prévenu mais bon…

Pour atténuer ces douleurs j’ai finalement fait de la kiné. Une version très soft avec beaucoup de massage. Ca m’a fait un bien fou. Depuis un petit mois les douleurs sont nettement moins importantes, subsiste encore quelques douleurs au réveil ou quand je force.

Allez soyons honnête, le prothèse de hanche c’est vraiment bien, et ça change la vie, en bien en plus.

Prothèse totale de hanche : 1 mois post op

Un mois post opératoire, un mois d’arrêt de travail, un mois à tourner en rond, le temps s’égraine lentement, mais c’est le temps de faire un premier bilan.

Je vais commencer par ce qui ne va pas, comme ça vous saurez à quoi vous attendre puis je finirais par le coté positif. Alors attaquons franco en le disant tout de go : j’en ai marre et je regrette ! Oui bon je vais tempérer mes propos sinon mon chirurgien va m’appeler (Bonjour Docteur :D). Non j’avoue pour quelqu’un d’actif comme moi qui gère une entreprise et passe son temps au téléphone avec les clients, je m’emmerde sec, oui bon désolé c’est un peu cru comme langage mais bon ça reflète réellement la situation. J’ai du voir toutes les séries possibles, les bonnes et les moins bonnes… lol

Bon non sérieusement ce qui vous intéresse, enfin les futurs opérés, c’est le médical. Alors j’avoue que j’ai un peu de mal après cette opération. Pour commencer rappelons que la jambe opérée était plus courte que l’autre, du coup j’avoue que j’avais sous estimé la douleur. On qualifie souvent la pose de PTH d’opération « miracle », alors je veux bien croire tous les témoignages que j’ai lu qui disent tous qu’une fois la prothèse en place les douleurs disparaissent, mais si à la prothèse s’ajoute un rallongement du membre le chemin sera long. Je le savais, j’avais été prévenu, mais bon je dois avouer que du coup ça « gâche » le plaisir. Il vous faudra être patient et savoir mettre de coté votre fierté pour accepter l’aide de vos proches. Rassurez vous, pour ma part avant l’opération j’étais sous morphine, 3 semaines après l’opération je ne prenais plus rien, même pas un Doliprane. C’est donc clairement positif.

Non en fait le plus dur c’est d’apprendre à marcher ! Depuis que j’ai appris à marcher, je boite. Plus le temps a passé plus cette démarche et le déséquilibre causée par les 3 centimètres de différence entre les deux jambes se sont ancrés dans mon schéma mental. Du coup, j’ai l’impression de boiter. C’est un peu le monde à l’envers. Je boite un peu à cause des muscles qui sont encore un peu douloureux mais cette impression de claudiquer me semble énorme dans mon cerveau, j’ai l’impression d’avoir un talon de 10 centimètres sous le pied droit. Il faudra là aussi faire preuve de patience le temps que le cerveau s’approprie ce nouveau mode de fonctionnement. Je dois clairement réfléchir à ma démarche quand je me déplace, c’est assez déroutant.

Pour l’instant je garde une béquille dans la rue, je la prends à l’envers, comme une canne, ça me permet surtout de ne pas me faire bousculer. Je ne m’appuie pas dessus, elle me sert plus de repère pour ne pas boiter.

Le bilan médical est positif, persiste encore quelques douleurs mais qui sont gérable. Le bilan psychologique est plus contrasté, réapprendre à marcher, se faire aider, attendre, mais surtout une peur latente que les douleurs ne disparaissent pas et que le bilan soit du coup mitigé. Il faut se donner du temps, entre 6 mois en 1 an, pour pouvoir réellement juger le résultat, une longue route mais qui une fois parcourue devrait m’assurer des jours bien meilleurs.

Ostéochondrite de hanche : prothèse totale en place

Et voila, le 5 novembre dernier j’ai été opéré à la clinique Arago à Paris pour la pose d’une prothèse totale de hanche (PTH). L’objectif était de changer la tête fémorale totalement difforme, et le cotyle dont le cartilage commencé à faiblir voire était inexistant à certains endroits. Mais un des points importants était aussi de corriger la différence de longueur des membres étant donné qu’en position debout on arrivait à un delta de presque 3 cm.

Le réveil fut très douloureux pour moi, après les doses de morphine passé la douleur était toujours aussi grande, c’est donc une anesthésie locale qui a été faite pour me soulager. Je rassure les futurs opérés, j’ai souffert au réveil non pas à cause de la prothèse mais des muscles et tendons qui ont été étiré de façon importante.

L’opération, qui a duré plus de 2 heures, a été un réel succès aux dires du chirurgien. La prothèse est parfaitement calée, les jambes font la « même » longueur…

Maintenant il faut le temps aux muscles et tendons de s’agrandir, mais la douleur est gérable au quotidien. Je suis content que ce soit fait, même si la route est longue, des jours meilleurs s’annoncent. :)

Ostéochondrite de la hanche : opération en vue

Il y a deux semaines j’ai passé d’ultimes examens pour ma hanche. Le but était de « ne pas avoir de regrets », être sur que l’opération soit justifiée. De mon point de vue, la douleur était un argument suffisant mais bon, depuis 25 ans que je traine cette hanche, je pouvais attendre de faire quelques examens en plus.

J’ai donc eu le droit à un arthroscanner – encore une fois – et une arthro IRM, et forcement comme tout « arthro » j’ai eu le droit à la délicieuse injection de produit de contraste dans la hanche sous radioguidage, et même après en avoir fait plusieurs et bah ça fait toujours aussi mal…

Toutefois les résultats ont été intéressant vu qu’ils montrent une détérioration du cartilage à certains endroits et un amincissement à d’autre. Donc, ça frotte… Donc, ça fait mal…

Rendez vous pris avec les résultats, et la du coup, le verdict est tombé.

ON COUPE

Voilà on y est. La fameuse prothèse totale de hanche, ou PTH pour les intimes. Ce sera donc le 30 septembre, histoire de ne pas être à l’hosto le jour de mon anniversaire. J’ai commencé ma batterie d’examen, prise de sang, ECBU (analyse d’urine), radio panoramique dentaire, et cardiologue en septembre (faut pas être pressé pour voir un cardiologue).

La bonne nouvelle c’est que je vais pouvoir récupérer 1,5cm de jambe, il y a grosso modo 25mm d’écart de longueur entre les deux jambes, ça laissera 1cm peut être un peu plus, mais bon ça deviendra presque anecdotique… L’inconvénient c’est que ça va tirer sur les tendons, et du coup ça risque de déclencher des tendinites sans « rien faire ». L’avantage, c’est que du coup, pas de rééducation, surtout pas même histoire de pas aller claquer un tendon ce serait con quand même. Durant les 6 semaines d’arrêt de travail, il faudra donc que je marche tranquillement, ce sera ma rééducation.

Bon très honnêtement je stress un peu, mais je pense que ça va me changer la vie :)

L’ostéochondrite de la hanche : vers un scanner en 3D

Après un moment sans nouvelles, le dossier sur l’osteochondrite avance enfin. J’ai revu le professeur Lequesne avec lequel j’ai effectué des radios supplémentaires en vue de mettre en évidence le conflit femoro-acetabulaire, c’est à dire le fémur qui viendrait buter contre le cotyle lorsque la jambe est pliée. Ce fut un « échec » en quelque sorte mais nous avons pu en tirer des éléments de réponses.

Après une étude de l’ensemble des clichés on note plusieurs choses. Une zone à frottement dur, un col trop court, le trochanter trop haut et un lésion du bourrelet.

La première recommandation serait d’effectuer une chirurgie dite conservatrice sous arthroscopie. Il faudrait retailler la tête fémorale et réaliser une acétabuloplastie visant a supprimer une partie du cotyle. Toutefois il faudrait être généreux dans cette chirurgie ce qui n’est pas toujours possible.

Voila un petit schéma bien loin de la précision scientifique de rigueur mais qui peut vous donner une idée du travail a effectuer. En rouge le travail a effectuer sur le fémur, et l'acétabuloplastie qui supprimerait la partie en bleu

C’est cette limitation et une éventuelle déception quant au résultat escompté qui a poussé le chirurgien que j’avais vu à la clinique arago à me contacter et me proposer de passer un scanner qui aura pour but de recréer une image en 3D de l’articulation, attention James Cameron n’a qu’à bien se tenir, pour mieux évaluer les bénéfices de cette chirurgie.

Avec ces clichés, ou plutôt cette modélisation, le chirurgien et le docteur lequesne pourront me donner un ultime avis faisant pencher alors la balance soit du coté de la chirurgie conservatrice soit de la prothèse totale de hanche.

Quoi qu’il soit, j’espère sincèrement pouvoir « tirer un trait »‘sur ces 25 dernières années de douleurs avant la fin 2010.

Ostéchondrite de la hanche : premier verdict

3 mois après l’infiltration qui a eu lieu fin septembre j’ai repris de nouveau rendez vous avec le professeur Lequesne. Lors de ce rendez vous nous avons évalué l’effet de l’infiltration qui est clairement positif comme je l’ai dit, mais qui ne dure qu’un petit mois. A raison de 3 voire 4 infiltrations par an ça ne résout pas le problème.

Il reste la solution médicamenteuse, mais très honnêtement passé une longue durée sous codéine voire carrément sous morphine quand la douleur est trop importante c’est pas l’idéal. D’autant que la morphine crée une dépendance donc je préfère la laisser au fond de mon placard. Quant à la codéine même si elle ne crée pas de dépendance (mouais) elle a quand même tendance à me faire planer ce qui n’est pas compatible avec un travail quotidien.

Nous avons donc abordé la piste chirurgicale. La malformation de ma hanche se nomme très joliment coxa plana. C’est à dire que la tête du fémur est élargie et aplatie. A cela on ajoute pour ma part un col du fémur court, et une retroversion du cotyle qui est en plus hyper couvrant. Pour schématiser la hanche est bloqué vers l’arrière et prisonnière du cotyle. L’évolution est une arthrose de la hanche bien que cette évolution est fonction du patient.

A gauche ma hanche droite atteinte et a droite la hanche gauche saine. La photo n'est pas penchée, c'est les 3 centimètres de différence entre les deux jambes qui font cet effet. Reproduction formellement interdite

Les traitements de cette pathologie ne sont que très récent, le professeur Lequesne m’a dit que les premières publications datent de 1999 ! On doit ses publications à une équipe de Berne. Le temps que la publication circulent il s’est écoulé 8 années ! Le professeur Lequesne qui est un imminent spécialiste de la hanche avoue lui même ne maitriser le sujet parfaitement que depuis 3 ans.

Le traitement consiste en une arthroscopie de l’articulation en recreusant le bord antérieur du cotyle. Il est également préconisé d’inspecter le labrum qui est très probablement fissuré.

Le labrum est nommé ici bourelet acétabulaire

Le professeur Lequesne se rend mi janvier à Berne pour une conférence sur le sujet. Je le verras à son retour, ce qui lui donnera la possibilité de présenter mon cas à ses confrères. Nous discuterons alors de l’opération à envisager et des implications que cela peut avoir. A savoir 1 mois d’arrêt de travail et un résultat visible à un an post opératoire !

La luxation de la rotule chez le grand chien : le cas de Naru des trèsors de l’éden (ex nirveau)

La luxation de rotule chez le chien : le cas de Naru Akita Inu Femelle 14 mois

Bonjour, à tous, je vous propose de vous faire part de mon expérience personnelle sur la luxation de la rotule chez les grands chiens

La luxation de la rotule est une affection fréquente chez les races naines ou petites, dont certaines ont des prédispositions importantes, c’est le cas des york shire ou des jack russel par exemple. Il faut savoir notamment que chez ces races qui n’ont que peu de poids à porter sur leurs rotules certains individus vivent toute leur vie avec sans aucun problème.

En revanche chez un chien de grande taille ce problème devient rapidement handicapant. La rotule n’étant plus dans sa position normale, elle n’assure plus son rôle de « poulie ». On observe alors une boiterie car la patte a du mal à fléchir. Il faut agir plus ou moins rapidement en fonction de la gravité de la luxation.

Pour cela on distingue des « stades » de luxation de la rotule allant de 1 à 4 qui se décrivent comme suit :

  1. La rotule peut être luxée manuellement. Quand la pression est relâchée la rotule revient naturellement en place.
  2. La rotule peut être luxée manuelle ou spontanément. Elle doit être remise en place manuellement ou se remet en place quand le chien étend son articulation. Le chien peut aussi s’asseoir et la rotule reprendre sa place normale.
  3. La rotule est luxée en quasi permanence. Elle peut être remise en place manuellement, mais des que le chien prend appuie ou étend son articulation, la rotule saute de nouveau. C’est un signe précurseur du mauvais alignement de la crête tibiale.
  4. La rotule est luxée en permanence est ne peut être remise en place manuellement. Le muscle quadriceps (celui sur le devant de la cuisse) est atteint.

Je connais très bien les 3 premiers stades de cette pathologie. Mon chien, un Akita Inu femelle de 14 mois est passée par ces 3 stades rapidement et à plusieurs reprises entre l’age de 11 mois et encore maintenant.

Premier conseil pratique : quand votre chien se luxe la rotule il faut lui remettre en place, cette manipulation n’est pas douloureuse mais peut être impressionnante pour les plus sensibles. J’ai pu essayer différentes techniques pour remettre en place la rotule de mon chien. Celle que j’utilise désormais me semble la plus adaptée pour préserver la rotule et les tendons le plus intact possible.

  1. Placez vous à coté de votre chien du coté opposé à la patte touchée de préférence. Et tournez vous pour être en direction de son postérieur.
  2. Passez un bras au dessus du chien, pour saisir le genou. Ce n’est pas la peine de trop chercher la rotule, notamment pour les chiens au premier stade. Pour les autres cas, vous la trouverez en palpant le genou. Si vous n’y arrivez pas, pas de panique demandez à votre vétérinaire de vous montrer comment la trouver.
  3. Avez votre autre bras soulevez le postérieur du chien. Juste de quoi soulager le poids sur les pattes arrières.
  4. Et « clac » la rotule reprend sa place toute seule. Vous aurez peut être besoin de la remettre en place manuellement, dans ce cas, attrapé la rotule qui doit se situer sur la face interne du genou (luxation médiale) dans la plupart de cas. Il vous reste à la faire glisser jusqu’à son emplacement normale.
  5. Si vous n’y arrivez pas, faites asseoir votre chien, et demander à votre vétérinaire de vous montrer. Il est possible que celui ci vous dise qu’il suffit de plier la patte de votre chien pour que la rotule reprenne sa place, et c’est vrai. Mais ça use plus la rotule et les tendons malheureusement.

Dans le cas de Naru, la luxation est passée du stade 1 au stade 3 en l’espace d’une semaine. Je l’ai donc emmené à l’hôpital, pour savoir ce que je devais faire. L’examen a montré que la rotule droite était totalement luxée, entraînant une gêne importante pour Naru. La cause de la luxation provient d’un défaut des aplombs arrière, qui sont trop droit, tournés vers l’extérieur et qui plus est se vrille lors de la marche (pivot shift en terme médical). Toutefois pour le chirurgien tout devrait rentrer dans l’ordre après une transposition de la crête tibiale.

Chez Naru les articulations de la patte forme une quasi ligne droite (en rouge) En vert l’alignement du tarse par rapport au sol, Naru est en hyper extension

Chez Yoshimi (merci Blandine pour la photo) les angles de la patte sont nettement plus marqués (en bleu). Quant au tarse (en vert) il repose sur le sol

Quand on superpositionne les photos la différence est flagrante

L’opération consiste à couper le petit morceau du tibia où s’attache le tendon rotulien, et de le refixer avec des broches afin de retrouver un alignement correct. L’opération est qualifiée de lourde car il s’agit de toucher à l’os directement. Si vous avez à réaliser cette opération vous retrouverez sans plus aucun poil à la patte.

La réussite de cette opération ne se trouve pas tellement dans l’opération en elle même mais dans la période de convalescence qui est de deux mois. Il faut que votre compagnon reste au repos le plus strict, seulement des sorties sanitaires, et pas question d’aller chercher un coin pour faire ses besoins à 500mètres de chez vous, ou alors prévoyez de porter votre chien. C’est ce que j’ai fait après les deux premières semaines de convalescence de  Naru, pour qu’elle change d’air au moins deux ou trois fois par semaine, mais autant vous dire que 500 mètres à pied avec plus de 25 kilos de chiens dans les bras vous passerez pour un fou dans la rue et surtout vous aurez mal au bras.

Il vous faudra également refaire le pansement de votre chien. Prévoyez de la bétadine, des compresses et de l’elastoplast.

Après le premier contrôle à un mois les résultats étaient plus qu’encourageant. Naru ne boitait quasiment plus, elle posait incroyablement bien la patte droite, et elle la pliait de façon parfaite. La radio montrait une calcification autour des broches tout à fait satisfaisante. Il nous restait encore un mois à tenir.

Même si les chiens n’ont pas la notion du temps, Naru en avait marre de rester enfermée, elle a donc commencé à détruire ce qui lui passait sous la main, tapis, papier, câble électrique (heureusement qui n’était pas branché). J’ai tenté la prise DAP pour la calmer sans grand succès.

Naru au retour à son retour d’hôpital épuisée par l’opération

A un mois et demi post opératoire tandis que Naru avait enfin le droit de faire de courtes balades de 10 minutes, un beau matin elle s’est mise à boiter. J’ai attrapé son genou et sa rotule était de nouveau luxée. J’ai cru un instant avoir mal vu, mal senti ce que je venais de sentir sous mes doigts. Mais après avoir parcouru cinq mètres à peine, Naru boitait de nouveau. Je l’ai ramené en la portant jusque chez moi et j’ai appelé l’hôpital qui m’a dit de venir tout de suite.

A l’hôpital, Naru n’avait pas mal, elle boitait juste, c’était rassurant dans un sens car ça voulait dire que les broches n’avaient pas cédées. Tout était en place, sauf sa rotule. L’hypothèse a été que Naru avait du faire un faux mouvement ou se cogner. C’était plausible après tout je ne suis pas derrière elle toute la journée quand bien même je travaille de chez moi. Quand elle est dans la chambre, si elle fait une bêtise je ne peux pas le voir. Toutefois j’avais quand même un gros doute, car dans les raisons annoncées on me disait que Naru avait pu se faire mal en descendant du canapé par exemple. Heureusement pour moi Naru ne monte pas sur le canapé ou le lit, elle a peur en hauteur et préfère le plancher des vaches.

J’ai donc donné mon accord pour une reprise de rotule. Le but de l’opération est de réduire la capsule articulaire, c’est à dire les tissus mous autour du genou, et de poser deux prothèses fibulapatellaires, qui sont des fils qui font le tour de la rotule et qui viennent se fixer derrière le genou pour la maintenir en place.

L’opération s’est correctement déroulée, l’alignement de la crête tibiale a été contrôlé sans problème apparent. Quand j’ai récupéré Naru elle boitait énormément, j’avais mal pour elle tellement elle boitait, son genou était très gonflé. Pour éviter qu’elle ne devienne folle à force de rester enfermée, car ca faisait quand même déjà plus de deux mois que je l’avais mise au repos, le chirurgien m’a prescrit du clomicalm en plus des anti-inflammatoires habituels.

Ce fut un changement de comportement très net. Naru était calme, ne détruisait plus rien sans être apathique. Elle venait me dire bonjour le soir en rentrant, elle était contente de sortir, etc …

Naru lors de la première semaine après la seconde opération

Nous avons donc commencé de nouveau la période de convalescence, mais cette fois avec uniquement que des sorties sanitaires pendant 2 mois. Naru a commencé à pleurer en bas de l’immeuble en regardant vers la grille de sortie. Ces compagnons du club canin où elle va depuis toute petite lui manque, ses congénères à plus large titre aussi, mais également le contact humain avec d’autres personnes que moi.

Naru est une chienne hyper sociable, elle aime tout le monde, se laisse faire par les enfants, ne mord pas, elle a juste tendance à sauter sur les gens qu’elle aime. Autant vous dire que pour elle repartir pour deux mois de convalescence était un véritable calvaire.

Au premier contrôle à un mois, la boiterie était toujours importante, bien qu’elle eu énormément diminué, le genou avait bien dégonflé, mais il resté un hématome important mais qui ne présentait pas de danger, et qui allait se résorber d’après un des chirurgiens de l’hôpital.

Nous avons donc continué, le clomicalm pour que Naru supporte au mieux son isolement et qu’elle ne fasse pas de dégâts. Il nous restait encore un mois de sortie sanitaire puis deux mois de reprise d’activité progressive et à nous la belle vie pour le printemps. Club canin, balade en forêt et tout ce qu’aime Naru.

Une semaine après le contrôle, je trouvais que Naru boitait toujours de façon importante, certes moins qu’après l’opération et moins que quand sa rotule était complètement luxée mais quand même je commençais à me faire du souci. Les muscles de Naru étant atrophiés par le manque d’exercice, il était logique qu’elle est plus de mal à marcher.

Mais durant la semaine qui a suivi son état s’est dégradé, jusqu’au jour où ce qui devait arriver arriva, Naru se luxait la rotule de nouveau. J’ai donc appelé le médecin de garde, de peur que les prothèses posées aient cédées et que cela représente un danger. Le médecin m’a dit de la garder sous surveillance mais que tout devrait bien se passer.

Le lendemain je retournais à l’hôpital où un des chirurgiens m’a accueilli d’un air quelque peu dépité devant ce constat d’échec. J’ai pris une véritable douche froide ce jour là, il m’a clairement dit qu’il fallait reconsidérer le cas de Naru, et que seule une étude collégiale pourrait faire la lumière sur les problèmes de Naru. Il m’a tout de suite prévenu qu’il fallait tout envisager dans le cas de Naru, du simple fait de ne rien pouvoir faire à une opération extrêmement lourde pour réaligner sa patte correctement (on parle alors d’ostéotomie).

J’ai ramené Naru quelques jours plus tard pour faire des radios et laisser le temps à toute l’équipe chirurgicale prendre une décision. Naru est passée de main en main pour être examiné par les différents chirurgiens, ca aura pris une journée entière. Quand le chirurgien m’a enfin appelé pour me donner le verdict, il m’a dit : « Bon, on a tous regardé, le cas de Naru est vraiment très difficile. Pour l’instant on ne veut pas l’opérer, on voudrait d’abord essayer de la re muscler avec des séances de kinésithérapies. Et si ça ne fonctionne pas on vous présentera l’option chirurgicale, mais je me dois d’insister sur le fait que cette opération serait sans précédant avec ce que vous avez connu. Ce sera une opération vraiment très lourde. Pour l’instant on laisse passer les fêtes, il faudrait que Naru commence à remarcher un peu pendant cette période, et en Janvier on attaque la kiné.»

Nous sommes donc rentrés, à la maison. J’étais abattu par cette nouvelle, les options étant de plus en plus restreintes. Et l’alternative à la méthode douce étant une opération très lourde.

Nous avons alors commencé à faire des petite balades, on était d’accord de ne pas faire plus de 500 mètres par jour avec le chirurgien de Naru. Nous avons donc commencé nos minis balades. Dès la première sortie et au bout de 150 mètres, Naru s’est figée d’un seul coup. J’ai tout de suite pensé qu’elle s’était planté un truc dans le pied. Mais quand j’ai attrapé sa patte gauche cette fois, c’est bien la rotule qui a craqué. Sur le chemin du retour j’ai du lui remettre 5 ou 6 fois la rotule en place. Le lendemain matin, c’était pire, plus d’une dizaine de fois et ce juste en bas de l’immeuble, même pas de marche.

J’ai appelé le chirurgien, qui a été très peiné d’apprendre que désormais Naru présentait une luxation bilatérale de rotule. Il m’a alors conseillé d’attendre, et de restreindre Naru à des sorties sanitaires, et que si son état se dégrader de lui ramener et qu’il serait alors obligé d’intervenir pour permettre à Naru de marcher.

Je suis donc allé prendre un second avis, d’un ostéopathe, qui a constaté la même chose. Des aplombs top droit, vrillé et une luxation bilatérale. Il m’a clairement dit que ce n’était pas du tout du recours de l’ostéopathie. Mais bon un avis de plus c’était toujours bon à prendre.

A l’heure actuelle, Naru a énormément de mal à se déplacer, elle perd l’équilibre par moment, ne bouge plus quand sa rotule gauche vient à se luxer. Elle refuse de manger ou de boire debout, je lui apporte à manger et je la fais boire après ses repas et quand je suis présent. Elle n’a plus envie de jouer, elle n’a plus la même envie de sortir, et une fois dehors elle n’ose pas marcher. Le petit muret d’à peine 10 centimètres et devenu infranchissable pour elle.

Dans les prochains jours je vais prendre un autre avis probablement à l’ENVA, à Strasbourg ou en Suisse, afin de donner le maximum de chance à Naru pour s’en sortir. On tentera la kiné à partir de Janvier si son état ne s’aggrave pas. En attendant on vie au jour le jour avec une épée de Damoclès au dessus de notre tête.

Naru

Ostéochondrite de la hanche : l’infiltration

Enfin après deux mois d’attente, et une annulation de rendez vous parce que le médecin m’avait posé un lapin, j’ai enfin fait mon infiltration dans la hanche dont le but était de déterminé si la douleur était articulaire ou péri articulaire. C’est à dire si ça vient de l’os ou des muscles et tendons qui l’entoure.

Je suis donc allé dans un hôpital parisien dans le 14 ème arrondissement, ou le rhumatologue exerce vu qu’il devait me voir après l’infiltration. Pour rappel l’infiltration c’est comme l’arthroscanner que j’ai passé il y a quelque temps. Vous êtes à poil on pique dans la hanche en vérifiant à l’aide de la radio que l’aiguille est bien dans la hanche. Là où le radiologue de l’arthroscanner avait été doux et calme, le médecin que j’ai vu a été une brute. J’ai limite été poignardé dans la hanche et le injections faites en une seconde chacune, et y en a trois. 5 minutes l’affaire était plié, mais la vache qu’est ce que j’ai mal alors que le but c’est supprimer la douleur. Pas très malin ce toubib :/

Après ça je suis allé voir le rhumatologue, qui a vérifié les douleurs lors de différents mouvements de la hanche. Miracle quasiment plus de douleur. La ou j’avais mal en pliant la jambe à 90° je peux la plier sans aucune douleur à plus 120° ! Incroyable, je n’en revenais pas.

Bilan des courses, la douleur est donc bien articulaire, dans deux à trois mois quand l’effet de l’infiltration sera totalement estompé le rhumatologue fera une nouvelle vérification des mouvements de la hanche et conseillera alors en fonction des résultats un type d’intervention chirurgicale.

L’ostéochondrite de la hanche : verdict du rhumatologue

Suite du grand périple de la hanche.

J’ai rencontré le professeur Lequesne imminent rhumatologue spécialisé dans les affections de la hanche. On lui doit plus de 300 publications sur la hanches dont des livres sur le traitement de la douleur de cette articulation. Ce monsieur d’un certain âge a conservé une certaine jeunesse et on est rapidement en confiance avec lui. J’ai tout de suite été impressionné par son sens du détails, les radios ont été examinés dans tous les sens et mesurés. Nous avons passé plus d’une heure ensemble, si ce n’est carrément 1 h 30.  Tout a été passé en revu, des antécédents chirurgicaux, à l’état actuel aussi bien physique que psychologique. La douleur évalué selon deux méthodes, la première l’échelle visuelle analogique c’est à dire le placement d’un curseur sur une règle en fonction de la douleur, et la deuxième méthode via l’indice algofonctionnel dit de… Lequesne.

Bon alors que dire après tout ça, un point qui m’agace quelque peu chez tout les médecins c’est qu’aucun n’a la même interprétation des images. Du coup on s’y perd un peu et c’est assez déroutant. A qui doit on faire confiance ? Ma tête me dit que l’interprétation du professeur Lequesne et ses 40 années d’expérience sur les douleurs de la hanche il ne peux pas se planter. D’un autre coté il me semble assez difficile de penser que le chirurgien ce soit trompé en me présentant son avis. Pour ce qui est du radiologue, peu importe, il n’est pas assez spécialisé pour évaluer un cas qualifié de « difficile » par le rhumatologue.

Quoi qu’il en soit, on a pas énormément avancé malgré tout à mon grand désespoir.

La prochaine étape et donc de prendre rendez vous avec le collègue radiologue du docteur Lequesne et lui même, afin de procéder à un bloc anesthésique et une infiltration pour évaluer si la douleur est soulagé par ce traitement temporaire. C’est assez simple, c’est la même procédure que pour l’arthroscanner sans la partie scanner mais avec l’injection d’un corticoïde directement dans l’articulation. On pourra alors en savoir plus, notamment si la douleur vient bien de l’articulation elle même et non plus des tissus périphérique comme les tendons.

En cas de confirmation de la douleur articulaire, le Professeur Lequesne propose une acétabuloplastie – à vos souhaits – visant à ré-axer le cotyle et limiter les frottements. C’est donc l’option de la chirurgie conservatrice qui serait retenue pour lui. Reste à faire cette examen et revoir le docteur Castelain (le chirurgien) et discuter avec lui des options possibles.