Prothèse totale de hanche : 2 ans post op

Un paquet de temps que je n’ai pas donné de nouvelles suite à l’opération. Déjà merci aux nombreux visiteurs et à leurs témoignages.

De mon coté tout se passe bien, la prothèse est bien en place et aucune douleur de se coté là. Le seul point reste en fait l’allongement de 3 cm de la jambe réalisé lors de l’opération. Malgré le temps des douleurs persistent, mais rien de bien important, je continue à faire des exercices d’étirements et une séance de kiné par mois.

Voila rien de plus, tout va bien :) N’hésitez pas à me faire part de vos questions :)

Prothèse totale de hanche : 7 mois post op

Le temps a passé, sans doute trop depuis la dernière mise à jour de ce blog. La raison est simple, la prothèse de hanche. Oui mais contrairement à ce que vous pourriez penser c’est non à cause d’elle mais grâce à elle que mon emploi du temps est chargé. Je peux maintenant faire tout ce que je ne pouvais pas avant, comme me promener avec mes chiens, faire les boutiques avec ma chérie mais surtout refaire de la moto pour mon plus grand bonheur. Avant l’opération j’avais remisé la moto, je ne pouvais plus l’enfourcher et rester au guidon relevait plus de l’épreuve de torture qu’autre chose.

Le bilan est donc très positif, et je ne regrette pas du tout les quelques mois passés qui ont parfois été difficile. En soit ce n’est pas la prothèse qui m’a posé problème, mais le rallongement de la jambe. Le chirurgien, a vraiment accompli un tour de force, en regagnant les 3 centimètres qu’il me manquait. Ca a un coût, physique j’entends j’ai pas payé de supplément hein, mais je pense que ça en vaut vraiment la peine.

Ce qu’il faut savoir c’est que rallonger un membre ne se fait pas si simplement, les tendons et les muscles ne sont pas si extensibles qu’on pourrait le penser. Il leur faut du temps pour s’étirer et s’habituer à cette nouvelle configuration. J’ai donc passé quelques mois pénibles, avec des douleurs plus ou moins importantes. Mais si on y réfléchit les douleurs étaient moins intenses qu’avant. Mais je l’ai assez mal vécu, j’avais envie de tirer un trait sur cette histoire d’une façon quasi miraculeuse. J’étais pourtant prévenu mais bon…

Pour atténuer ces douleurs j’ai finalement fait de la kiné. Une version très soft avec beaucoup de massage. Ca m’a fait un bien fou. Depuis un petit mois les douleurs sont nettement moins importantes, subsiste encore quelques douleurs au réveil ou quand je force.

Allez soyons honnête, le prothèse de hanche c’est vraiment bien, et ça change la vie, en bien en plus.

Prothèse totale de hanche : 1 mois post op

Un mois post opératoire, un mois d’arrêt de travail, un mois à tourner en rond, le temps s’égraine lentement, mais c’est le temps de faire un premier bilan.

Je vais commencer par ce qui ne va pas, comme ça vous saurez à quoi vous attendre puis je finirais par le coté positif. Alors attaquons franco en le disant tout de go : j’en ai marre et je regrette ! Oui bon je vais tempérer mes propos sinon mon chirurgien va m’appeler (Bonjour Docteur :D). Non j’avoue pour quelqu’un d’actif comme moi qui gère une entreprise et passe son temps au téléphone avec les clients, je m’emmerde sec, oui bon désolé c’est un peu cru comme langage mais bon ça reflète réellement la situation. J’ai du voir toutes les séries possibles, les bonnes et les moins bonnes… lol

Bon non sérieusement ce qui vous intéresse, enfin les futurs opérés, c’est le médical. Alors j’avoue que j’ai un peu de mal après cette opération. Pour commencer rappelons que la jambe opérée était plus courte que l’autre, du coup j’avoue que j’avais sous estimé la douleur. On qualifie souvent la pose de PTH d’opération « miracle », alors je veux bien croire tous les témoignages que j’ai lu qui disent tous qu’une fois la prothèse en place les douleurs disparaissent, mais si à la prothèse s’ajoute un rallongement du membre le chemin sera long. Je le savais, j’avais été prévenu, mais bon je dois avouer que du coup ça « gâche » le plaisir. Il vous faudra être patient et savoir mettre de coté votre fierté pour accepter l’aide de vos proches. Rassurez vous, pour ma part avant l’opération j’étais sous morphine, 3 semaines après l’opération je ne prenais plus rien, même pas un Doliprane. C’est donc clairement positif.

Non en fait le plus dur c’est d’apprendre à marcher ! Depuis que j’ai appris à marcher, je boite. Plus le temps a passé plus cette démarche et le déséquilibre causée par les 3 centimètres de différence entre les deux jambes se sont ancrés dans mon schéma mental. Du coup, j’ai l’impression de boiter. C’est un peu le monde à l’envers. Je boite un peu à cause des muscles qui sont encore un peu douloureux mais cette impression de claudiquer me semble énorme dans mon cerveau, j’ai l’impression d’avoir un talon de 10 centimètres sous le pied droit. Il faudra là aussi faire preuve de patience le temps que le cerveau s’approprie ce nouveau mode de fonctionnement. Je dois clairement réfléchir à ma démarche quand je me déplace, c’est assez déroutant.

Pour l’instant je garde une béquille dans la rue, je la prends à l’envers, comme une canne, ça me permet surtout de ne pas me faire bousculer. Je ne m’appuie pas dessus, elle me sert plus de repère pour ne pas boiter.

Le bilan médical est positif, persiste encore quelques douleurs mais qui sont gérable. Le bilan psychologique est plus contrasté, réapprendre à marcher, se faire aider, attendre, mais surtout une peur latente que les douleurs ne disparaissent pas et que le bilan soit du coup mitigé. Il faut se donner du temps, entre 6 mois en 1 an, pour pouvoir réellement juger le résultat, une longue route mais qui une fois parcourue devrait m’assurer des jours bien meilleurs.

Ostéochondrite de hanche : prothèse totale en place

Et voila, le 5 novembre dernier j’ai été opéré à la clinique Arago à Paris pour la pose d’une prothèse totale de hanche (PTH). L’objectif était de changer la tête fémorale totalement difforme, et le cotyle dont le cartilage commencé à faiblir voire était inexistant à certains endroits. Mais un des points importants était aussi de corriger la différence de longueur des membres étant donné qu’en position debout on arrivait à un delta de presque 3 cm.

Le réveil fut très douloureux pour moi, après les doses de morphine passé la douleur était toujours aussi grande, c’est donc une anesthésie locale qui a été faite pour me soulager. Je rassure les futurs opérés, j’ai souffert au réveil non pas à cause de la prothèse mais des muscles et tendons qui ont été étiré de façon importante.

L’opération, qui a duré plus de 2 heures, a été un réel succès aux dires du chirurgien. La prothèse est parfaitement calée, les jambes font la « même » longueur…

Maintenant il faut le temps aux muscles et tendons de s’agrandir, mais la douleur est gérable au quotidien. Je suis content que ce soit fait, même si la route est longue, des jours meilleurs s’annoncent. :)

Ostéochondrite de la hanche : opération en vue

Il y a deux semaines j’ai passé d’ultimes examens pour ma hanche. Le but était de « ne pas avoir de regrets », être sur que l’opération soit justifiée. De mon point de vue, la douleur était un argument suffisant mais bon, depuis 25 ans que je traine cette hanche, je pouvais attendre de faire quelques examens en plus.

J’ai donc eu le droit à un arthroscanner – encore une fois – et une arthro IRM, et forcement comme tout « arthro » j’ai eu le droit à la délicieuse injection de produit de contraste dans la hanche sous radioguidage, et même après en avoir fait plusieurs et bah ça fait toujours aussi mal…

Toutefois les résultats ont été intéressant vu qu’ils montrent une détérioration du cartilage à certains endroits et un amincissement à d’autre. Donc, ça frotte… Donc, ça fait mal…

Rendez vous pris avec les résultats, et la du coup, le verdict est tombé.

ON COUPE

Voilà on y est. La fameuse prothèse totale de hanche, ou PTH pour les intimes. Ce sera donc le 30 septembre, histoire de ne pas être à l’hosto le jour de mon anniversaire. J’ai commencé ma batterie d’examen, prise de sang, ECBU (analyse d’urine), radio panoramique dentaire, et cardiologue en septembre (faut pas être pressé pour voir un cardiologue).

La bonne nouvelle c’est que je vais pouvoir récupérer 1,5cm de jambe, il y a grosso modo 25mm d’écart de longueur entre les deux jambes, ça laissera 1cm peut être un peu plus, mais bon ça deviendra presque anecdotique… L’inconvénient c’est que ça va tirer sur les tendons, et du coup ça risque de déclencher des tendinites sans « rien faire ». L’avantage, c’est que du coup, pas de rééducation, surtout pas même histoire de pas aller claquer un tendon ce serait con quand même. Durant les 6 semaines d’arrêt de travail, il faudra donc que je marche tranquillement, ce sera ma rééducation.

Bon très honnêtement je stress un peu, mais je pense que ça va me changer la vie :)

L’ostéochondrite de la hanche : vers un scanner en 3D

Après un moment sans nouvelles, le dossier sur l’osteochondrite avance enfin. J’ai revu le professeur Lequesne avec lequel j’ai effectué des radios supplémentaires en vue de mettre en évidence le conflit femoro-acetabulaire, c’est à dire le fémur qui viendrait buter contre le cotyle lorsque la jambe est pliée. Ce fut un « échec » en quelque sorte mais nous avons pu en tirer des éléments de réponses.

Après une étude de l’ensemble des clichés on note plusieurs choses. Une zone à frottement dur, un col trop court, le trochanter trop haut et un lésion du bourrelet.

La première recommandation serait d’effectuer une chirurgie dite conservatrice sous arthroscopie. Il faudrait retailler la tête fémorale et réaliser une acétabuloplastie visant a supprimer une partie du cotyle. Toutefois il faudrait être généreux dans cette chirurgie ce qui n’est pas toujours possible.

Voila un petit schéma bien loin de la précision scientifique de rigueur mais qui peut vous donner une idée du travail a effectuer. En rouge le travail a effectuer sur le fémur, et l'acétabuloplastie qui supprimerait la partie en bleu

C’est cette limitation et une éventuelle déception quant au résultat escompté qui a poussé le chirurgien que j’avais vu à la clinique arago à me contacter et me proposer de passer un scanner qui aura pour but de recréer une image en 3D de l’articulation, attention James Cameron n’a qu’à bien se tenir, pour mieux évaluer les bénéfices de cette chirurgie.

Avec ces clichés, ou plutôt cette modélisation, le chirurgien et le docteur lequesne pourront me donner un ultime avis faisant pencher alors la balance soit du coté de la chirurgie conservatrice soit de la prothèse totale de hanche.

Quoi qu’il soit, j’espère sincèrement pouvoir « tirer un trait »‘sur ces 25 dernières années de douleurs avant la fin 2010.

Ostéchondrite de la hanche : premier verdict

3 mois après l’infiltration qui a eu lieu fin septembre j’ai repris de nouveau rendez vous avec le professeur Lequesne. Lors de ce rendez vous nous avons évalué l’effet de l’infiltration qui est clairement positif comme je l’ai dit, mais qui ne dure qu’un petit mois. A raison de 3 voire 4 infiltrations par an ça ne résout pas le problème.

Il reste la solution médicamenteuse, mais très honnêtement passé une longue durée sous codéine voire carrément sous morphine quand la douleur est trop importante c’est pas l’idéal. D’autant que la morphine crée une dépendance donc je préfère la laisser au fond de mon placard. Quant à la codéine même si elle ne crée pas de dépendance (mouais) elle a quand même tendance à me faire planer ce qui n’est pas compatible avec un travail quotidien.

Nous avons donc abordé la piste chirurgicale. La malformation de ma hanche se nomme très joliment coxa plana. C’est à dire que la tête du fémur est élargie et aplatie. A cela on ajoute pour ma part un col du fémur court, et une retroversion du cotyle qui est en plus hyper couvrant. Pour schématiser la hanche est bloqué vers l’arrière et prisonnière du cotyle. L’évolution est une arthrose de la hanche bien que cette évolution est fonction du patient.

A gauche ma hanche droite atteinte et a droite la hanche gauche saine. La photo n'est pas penchée, c'est les 3 centimètres de différence entre les deux jambes qui font cet effet. Reproduction formellement interdite

Les traitements de cette pathologie ne sont que très récent, le professeur Lequesne m’a dit que les premières publications datent de 1999 ! On doit ses publications à une équipe de Berne. Le temps que la publication circulent il s’est écoulé 8 années ! Le professeur Lequesne qui est un imminent spécialiste de la hanche avoue lui même ne maitriser le sujet parfaitement que depuis 3 ans.

Le traitement consiste en une arthroscopie de l’articulation en recreusant le bord antérieur du cotyle. Il est également préconisé d’inspecter le labrum qui est très probablement fissuré.

Le labrum est nommé ici bourelet acétabulaire

Le professeur Lequesne se rend mi janvier à Berne pour une conférence sur le sujet. Je le verras à son retour, ce qui lui donnera la possibilité de présenter mon cas à ses confrères. Nous discuterons alors de l’opération à envisager et des implications que cela peut avoir. A savoir 1 mois d’arrêt de travail et un résultat visible à un an post opératoire !

Ostéochondrite de la hanche : l’infiltration

Enfin après deux mois d’attente, et une annulation de rendez vous parce que le médecin m’avait posé un lapin, j’ai enfin fait mon infiltration dans la hanche dont le but était de déterminé si la douleur était articulaire ou péri articulaire. C’est à dire si ça vient de l’os ou des muscles et tendons qui l’entoure.

Je suis donc allé dans un hôpital parisien dans le 14 ème arrondissement, ou le rhumatologue exerce vu qu’il devait me voir après l’infiltration. Pour rappel l’infiltration c’est comme l’arthroscanner que j’ai passé il y a quelque temps. Vous êtes à poil on pique dans la hanche en vérifiant à l’aide de la radio que l’aiguille est bien dans la hanche. Là où le radiologue de l’arthroscanner avait été doux et calme, le médecin que j’ai vu a été une brute. J’ai limite été poignardé dans la hanche et le injections faites en une seconde chacune, et y en a trois. 5 minutes l’affaire était plié, mais la vache qu’est ce que j’ai mal alors que le but c’est supprimer la douleur. Pas très malin ce toubib :/

Après ça je suis allé voir le rhumatologue, qui a vérifié les douleurs lors de différents mouvements de la hanche. Miracle quasiment plus de douleur. La ou j’avais mal en pliant la jambe à 90° je peux la plier sans aucune douleur à plus 120° ! Incroyable, je n’en revenais pas.

Bilan des courses, la douleur est donc bien articulaire, dans deux à trois mois quand l’effet de l’infiltration sera totalement estompé le rhumatologue fera une nouvelle vérification des mouvements de la hanche et conseillera alors en fonction des résultats un type d’intervention chirurgicale.

L’ostéochondrite de la hanche : verdict du rhumatologue

Suite du grand périple de la hanche.

J’ai rencontré le professeur Lequesne imminent rhumatologue spécialisé dans les affections de la hanche. On lui doit plus de 300 publications sur la hanches dont des livres sur le traitement de la douleur de cette articulation. Ce monsieur d’un certain âge a conservé une certaine jeunesse et on est rapidement en confiance avec lui. J’ai tout de suite été impressionné par son sens du détails, les radios ont été examinés dans tous les sens et mesurés. Nous avons passé plus d’une heure ensemble, si ce n’est carrément 1 h 30.  Tout a été passé en revu, des antécédents chirurgicaux, à l’état actuel aussi bien physique que psychologique. La douleur évalué selon deux méthodes, la première l’échelle visuelle analogique c’est à dire le placement d’un curseur sur une règle en fonction de la douleur, et la deuxième méthode via l’indice algofonctionnel dit de… Lequesne.

Bon alors que dire après tout ça, un point qui m’agace quelque peu chez tout les médecins c’est qu’aucun n’a la même interprétation des images. Du coup on s’y perd un peu et c’est assez déroutant. A qui doit on faire confiance ? Ma tête me dit que l’interprétation du professeur Lequesne et ses 40 années d’expérience sur les douleurs de la hanche il ne peux pas se planter. D’un autre coté il me semble assez difficile de penser que le chirurgien ce soit trompé en me présentant son avis. Pour ce qui est du radiologue, peu importe, il n’est pas assez spécialisé pour évaluer un cas qualifié de « difficile » par le rhumatologue.

Quoi qu’il en soit, on a pas énormément avancé malgré tout à mon grand désespoir.

La prochaine étape et donc de prendre rendez vous avec le collègue radiologue du docteur Lequesne et lui même, afin de procéder à un bloc anesthésique et une infiltration pour évaluer si la douleur est soulagé par ce traitement temporaire. C’est assez simple, c’est la même procédure que pour l’arthroscanner sans la partie scanner mais avec l’injection d’un corticoïde directement dans l’articulation. On pourra alors en savoir plus, notamment si la douleur vient bien de l’articulation elle même et non plus des tissus périphérique comme les tendons.

En cas de confirmation de la douleur articulaire, le Professeur Lequesne propose une acétabuloplastie – à vos souhaits – visant à ré-axer le cotyle et limiter les frottements. C’est donc l’option de la chirurgie conservatrice qui serait retenue pour lui. Reste à faire cette examen et revoir le docteur Castelain (le chirurgien) et discuter avec lui des options possibles.

L’ostéochondrite de la hanche : l’arthroscanner et clinique Arago

Voila, maintenant quelques temps que j’ai les résultats de l’arthroscanner, mais j’attendais d’en avoir discuter avec les chirurgiens pour publier la suite de cette aventure.

Commençons par l’examen en lui même ça permettra surement à certains de savoir comment cela ce passe et de ne pas appréhender inutilement. Tout d’abord vous commencer par prendre rendez vous avec votre radiologue qui vous prescrira les produits à acheter. Il y en a deux, le produit de contraste et un anesthésique local. En effet vous allez subir une petite anesthésie pour limiter la douleur, ce n’est pas méchant, ça n’empêche pas de marcher par la suite ou de conduire, c’est juste pour ne pas sentir l’aiguille et l’injection du produit de contraste. Rentrons un peu dans les détails. Vous allez vous retrouver nu, oubliez votre pudeur un instant et à poil. Bon pas de panique on vous donnera quelque chose pour vous couvrir. Ensuite s’en suit un préparation assez longue, pas gênant vous êtes allongé, désinfection, pose d’un champs stérile, désinfection, cadrage de la radio puis c’est parti. L’anesthésie, comme l’a dit le radiologue : « Vous allez la sentir celle là ». En effet prenez une bonne inspiration et soufflez. Le plus dur est fait. Ensuite une fois que l’anesthésie a fait son effet, on injecte le produit de contraste progressivement tout en faisant une série de cliché. Une fois la radio réalisée, c’est maintenant au tour du scanner. Bon pas de folie on se lève doucement la jambe est un peu engourdie. Pour ma part on m’a demandé de faire quelque pas et de bien bouger l’articulation dans tous les sens pour que le produit se répande correctement. Direction le scanner, vous êtes allongé de nouveau, et là c’est l’affaire de 5 minutes même pas. Voila c’est fini, vous avez survécu.

Bon, passons au résultat de l’examen.

Premier point, aspect irrégulier et aplati de la tête du fémur, ensuite le grand classique du col du fémur raccourci. Là où on apprend des nouvelles choses c’est qu’il y a une fissure du bourrelet cotyloïdien. Cette fissure se caractérise par des douleurs au niveau de l’aine – ce qui est mon cas – ou sur le coté de la hanche au niveau du grand trochanter. Vous pourrez trouver plus d’informations sur vulgaris-médical. On confirme cette lésion par arthrographie mais ce n’est pas vraiment intéressant dans mon cas. On pourrait toujours réparer cette lésion pas arthroscopie mais pour quel résultat ? A mon avis pour pas grand chose vu que de toute façon cette lésion n’est qu’une partie du problème.

Le radiologue indique ensuite dans son compte rendu un aspect normal et régulier du cartilage d’encroutement. J’adore ce terme super sexy, déjà avec le bourrelet cotyloïdien on est pas gâté mais bon. En revanche le chirurgien n’est pas du tout d’accord avec cette interprétation des images, il note donc dans son compte rendu qu’il trouve un pincement antérieur du cartilage. C’est à dire une réduction de l’épaisseur du cartilage, c’est le signe de l’arthrose de l’articulation.

Alors que faire ? On a des données radiographiques, des symptômes, des traitements qui n’ont pas montré d’efficacité, il faut bien prendre une décision me dirait vous. Oui enfin doucement jeune gens, on est en train de parler de pose de prothèse de hanche, on parle pas de savoir si vous voulez ou pas l’option double fromage sur votre pizza.

Pour simplifier mes démarches j’ai donc décider de confier mon dossier au Docteur Castelain à la clinique Arago. Pourquoi ce choix ? J’ai un peu recoupé toutes les données qui m’était possible de trouver sur le net, du classement des offres de soins par les journalistes, à l’avis des autres patients que l’on peut éventuellement trouver sur le net, en passant par la réputation de la clinique par mon cercle de connaissances et enfin par une recherche sur les praticiens. Oui bon faut bien faire un choix, chacun ces paramètres pour le faire, j’ai eu un bon apriori sur ce praticien, j’ai donc pris rendez vous avec lui. Pour l’instant je suis clairement très satisfait de ce choix, j’ai trouvé une personne à l’écoute et répondant à mes questions. On a pris le temps de discuter de mon cas, et de son processus de décision face à ce cas quelque peu atypique.

Première étape prendre l’avis d’un rhumatologue, ce sera celui du professeur Lequesne, qui d’après mes recherches et clairement un grand spécialiste de ce type de douleur et qui plus est, est président d’honneur de la société de rhumatologie française. Je suis donc entre de bonnes mains. Ensuite avec l’avis de ce spécialiste nous nous reverrons pour faire le point et sur les solutions que l’on peut trouver, et enfin il soumettra le cas à ses confrères pour prendre la décision finale, une décision collégiale composé de chirurgien orthopédique qui permet d’avoir un avis fiable.

Vers quoi on s’oriente ? Le problème qu’a noté le médecin c’est clairement la différence de longueur « importante » entre les deux jambes, on arrive pratiquement à 3 centimètres, c’est beaucoup et ça bousille le rachis (la colonne vertébrale). Donc de son avis, la chirurgie conservatrice ne sera pas suffisante, il faudrait pour bien faire procéder à un allongement du fémur gauche, donc une autre intervention et pour toujours en revenir à la prothèse en fin de compte. Donc bon, clairement on s’oriente vers la prothèse. Maintenant c’est une question de temps. Comme je l’ai notifié à mon nouveau chirurgien je sors d’un épisode particulièrement douloureux de 6 mois, et j’appréhende grandement l’hiver prochain. Maintenant ni moi ni lui n’avons envie de mettre la charrue avant les boeufs. Donc nous allons suivre le processus décisionnel qui me semble très bien et nous verrons je pense courant septembre les options qui me sont offertes pour retrouver une vie « normale ».

Prochaine news quand j’aurais vu le professeur Lequesne ;)