L’ostéochondrite de la hanche : verdict du rhumatologue

Suite du grand périple de la hanche.

J’ai rencontré le professeur Lequesne imminent rhumatologue spécialisé dans les affections de la hanche. On lui doit plus de 300 publications sur la hanches dont des livres sur le traitement de la douleur de cette articulation. Ce monsieur d’un certain âge a conservé une certaine jeunesse et on est rapidement en confiance avec lui. J’ai tout de suite été impressionné par son sens du détails, les radios ont été examinés dans tous les sens et mesurés. Nous avons passé plus d’une heure ensemble, si ce n’est carrément 1 h 30.  Tout a été passé en revu, des antécédents chirurgicaux, à l’état actuel aussi bien physique que psychologique. La douleur évalué selon deux méthodes, la première l’échelle visuelle analogique c’est à dire le placement d’un curseur sur une règle en fonction de la douleur, et la deuxième méthode via l’indice algofonctionnel dit de… Lequesne.

Bon alors que dire après tout ça, un point qui m’agace quelque peu chez tout les médecins c’est qu’aucun n’a la même interprétation des images. Du coup on s’y perd un peu et c’est assez déroutant. A qui doit on faire confiance ? Ma tête me dit que l’interprétation du professeur Lequesne et ses 40 années d’expérience sur les douleurs de la hanche il ne peux pas se planter. D’un autre coté il me semble assez difficile de penser que le chirurgien ce soit trompé en me présentant son avis. Pour ce qui est du radiologue, peu importe, il n’est pas assez spécialisé pour évaluer un cas qualifié de « difficile » par le rhumatologue.

Quoi qu’il en soit, on a pas énormément avancé malgré tout à mon grand désespoir.

La prochaine étape et donc de prendre rendez vous avec le collègue radiologue du docteur Lequesne et lui même, afin de procéder à un bloc anesthésique et une infiltration pour évaluer si la douleur est soulagé par ce traitement temporaire. C’est assez simple, c’est la même procédure que pour l’arthroscanner sans la partie scanner mais avec l’injection d’un corticoïde directement dans l’articulation. On pourra alors en savoir plus, notamment si la douleur vient bien de l’articulation elle même et non plus des tissus périphérique comme les tendons.

En cas de confirmation de la douleur articulaire, le Professeur Lequesne propose une acétabuloplastie – à vos souhaits – visant à ré-axer le cotyle et limiter les frottements. C’est donc l’option de la chirurgie conservatrice qui serait retenue pour lui. Reste à faire cette examen et revoir le docteur Castelain (le chirurgien) et discuter avec lui des options possibles.

L’ostéochondrite de la hanche : l’arthroscanner et clinique Arago

Voila, maintenant quelques temps que j’ai les résultats de l’arthroscanner, mais j’attendais d’en avoir discuter avec les chirurgiens pour publier la suite de cette aventure.

Commençons par l’examen en lui même ça permettra surement à certains de savoir comment cela ce passe et de ne pas appréhender inutilement. Tout d’abord vous commencer par prendre rendez vous avec votre radiologue qui vous prescrira les produits à acheter. Il y en a deux, le produit de contraste et un anesthésique local. En effet vous allez subir une petite anesthésie pour limiter la douleur, ce n’est pas méchant, ça n’empêche pas de marcher par la suite ou de conduire, c’est juste pour ne pas sentir l’aiguille et l’injection du produit de contraste. Rentrons un peu dans les détails. Vous allez vous retrouver nu, oubliez votre pudeur un instant et à poil. Bon pas de panique on vous donnera quelque chose pour vous couvrir. Ensuite s’en suit un préparation assez longue, pas gênant vous êtes allongé, désinfection, pose d’un champs stérile, désinfection, cadrage de la radio puis c’est parti. L’anesthésie, comme l’a dit le radiologue : « Vous allez la sentir celle là ». En effet prenez une bonne inspiration et soufflez. Le plus dur est fait. Ensuite une fois que l’anesthésie a fait son effet, on injecte le produit de contraste progressivement tout en faisant une série de cliché. Une fois la radio réalisée, c’est maintenant au tour du scanner. Bon pas de folie on se lève doucement la jambe est un peu engourdie. Pour ma part on m’a demandé de faire quelque pas et de bien bouger l’articulation dans tous les sens pour que le produit se répande correctement. Direction le scanner, vous êtes allongé de nouveau, et là c’est l’affaire de 5 minutes même pas. Voila c’est fini, vous avez survécu.

Bon, passons au résultat de l’examen.

Premier point, aspect irrégulier et aplati de la tête du fémur, ensuite le grand classique du col du fémur raccourci. Là où on apprend des nouvelles choses c’est qu’il y a une fissure du bourrelet cotyloïdien. Cette fissure se caractérise par des douleurs au niveau de l’aine – ce qui est mon cas – ou sur le coté de la hanche au niveau du grand trochanter. Vous pourrez trouver plus d’informations sur vulgaris-médical. On confirme cette lésion par arthrographie mais ce n’est pas vraiment intéressant dans mon cas. On pourrait toujours réparer cette lésion pas arthroscopie mais pour quel résultat ? A mon avis pour pas grand chose vu que de toute façon cette lésion n’est qu’une partie du problème.

Le radiologue indique ensuite dans son compte rendu un aspect normal et régulier du cartilage d’encroutement. J’adore ce terme super sexy, déjà avec le bourrelet cotyloïdien on est pas gâté mais bon. En revanche le chirurgien n’est pas du tout d’accord avec cette interprétation des images, il note donc dans son compte rendu qu’il trouve un pincement antérieur du cartilage. C’est à dire une réduction de l’épaisseur du cartilage, c’est le signe de l’arthrose de l’articulation.

Alors que faire ? On a des données radiographiques, des symptômes, des traitements qui n’ont pas montré d’efficacité, il faut bien prendre une décision me dirait vous. Oui enfin doucement jeune gens, on est en train de parler de pose de prothèse de hanche, on parle pas de savoir si vous voulez ou pas l’option double fromage sur votre pizza.

Pour simplifier mes démarches j’ai donc décider de confier mon dossier au Docteur Castelain à la clinique Arago. Pourquoi ce choix ? J’ai un peu recoupé toutes les données qui m’était possible de trouver sur le net, du classement des offres de soins par les journalistes, à l’avis des autres patients que l’on peut éventuellement trouver sur le net, en passant par la réputation de la clinique par mon cercle de connaissances et enfin par une recherche sur les praticiens. Oui bon faut bien faire un choix, chacun ces paramètres pour le faire, j’ai eu un bon apriori sur ce praticien, j’ai donc pris rendez vous avec lui. Pour l’instant je suis clairement très satisfait de ce choix, j’ai trouvé une personne à l’écoute et répondant à mes questions. On a pris le temps de discuter de mon cas, et de son processus de décision face à ce cas quelque peu atypique.

Première étape prendre l’avis d’un rhumatologue, ce sera celui du professeur Lequesne, qui d’après mes recherches et clairement un grand spécialiste de ce type de douleur et qui plus est, est président d’honneur de la société de rhumatologie française. Je suis donc entre de bonnes mains. Ensuite avec l’avis de ce spécialiste nous nous reverrons pour faire le point et sur les solutions que l’on peut trouver, et enfin il soumettra le cas à ses confrères pour prendre la décision finale, une décision collégiale composé de chirurgien orthopédique qui permet d’avoir un avis fiable.

Vers quoi on s’oriente ? Le problème qu’a noté le médecin c’est clairement la différence de longueur « importante » entre les deux jambes, on arrive pratiquement à 3 centimètres, c’est beaucoup et ça bousille le rachis (la colonne vertébrale). Donc de son avis, la chirurgie conservatrice ne sera pas suffisante, il faudrait pour bien faire procéder à un allongement du fémur gauche, donc une autre intervention et pour toujours en revenir à la prothèse en fin de compte. Donc bon, clairement on s’oriente vers la prothèse. Maintenant c’est une question de temps. Comme je l’ai notifié à mon nouveau chirurgien je sors d’un épisode particulièrement douloureux de 6 mois, et j’appréhende grandement l’hiver prochain. Maintenant ni moi ni lui n’avons envie de mettre la charrue avant les boeufs. Donc nous allons suivre le processus décisionnel qui me semble très bien et nous verrons je pense courant septembre les options qui me sont offertes pour retrouver une vie « normale ».

Prochaine news quand j’aurais vu le professeur Lequesne ;)

L’ostéochondrite de la hanche : choix du traitement

Aujourd’hui rendez vous avec un premier chirurgien pour envisager sérieusement la possibilité d’une intervention chirurgicale pour réparer ce problème de séquelles suite à l’ostéochondrite de la hanche que j’ai eu à l’âge de deux ans. Je suis allé à la clinique de l’yvette voir le chirurgien qui m’avait été recommandé.

Je lui ai donc demandé ce que l’on pouvait faire pour soulager cette douleur qui va et vient comme bon lui semble. Sa réponse fut simple : « Vous connaissez déjà la réponse ». En effet pas trop de choix face à cette situation, nous avons donc discuté un long moment des possibilités de traitements pour mon cas mais également pour les générations futurs. Ca a été pour moi un très grand soulagement de pouvoir parler de ce problème à quelqu’un qui le comprend et qui a pu m’apporter des réponses. Comme je l’ai déjà dit, notamment lorsque j’ai pris la décision de donner mes organe en cas de décès, dans toute maladie le plus dur c’est l’attente et l’inconnu. Quand on sait où on va vous êtes soulager de milliers de questions qui se chamboulaient dans votre tête. Même si le verdict n’est pas celui que vous espériez on se sent mieux, en tout cas pour ma part je préfère y voir clair quitte à encaisser la mauvaise nouvelle.

Je vais essayer de vous retranscrire les grandes idées de cette conversation car elle peut intéresser d’autres personnes je pense.

Pour bien comprendre je vous fait un bref rappel des séquelles de la maladie. On compte, douleur de type arthrosante, blocage et inégalité de longueur du membre atteint. Le but est donc de résoudre le plus de problèmes en un seul coup et surtout pour le plus longtemps possible.

Commençons par le simple fait de poser une prothèse, d’un point de vue purement théorique les prothèses ne devraient être utilisées que chez des patients agés de plus de 65 ans. Du coup le chirurgien a été sans appel : « Vous serez toujours trop jeune. Vous pouvez attendre d’avoir 30 ans, mais vous serez tout simplement toujours trop jeune pour une prothèse. Ca ne sert donc à rien de prendre ce critère en ligne de compte, car jamais vous n’atteindrez l’age théorique de 65 ans avec votre hanche à moins de rester alité. » Au moins c’est clair, en effet il y a encore pas si longtemps on refusait de poser des prothèse chez des sujets jeunes, cette époque est révolue pour plusieurs raisons. La première c’est que nous sommes conscients qu’il y aura des progrès d’ici les vingts années de recul que l’on a pour l’instant, la seconde est plus subjective, n’est il tout pas simplement plus logique de poser une prothèse jeune et profiter de la vie maintenant que d’attendre 65 ans et finir ses jours en beauté. Pour moi la réponse est clair, je veux retrouver une vie normale, ça va du simple fait de pouvoir rester debout à pouvoir avoir des activités plus intimes sans souffrir. Et oui malheureusement, même dans l’intimité ce problème se fait connaitre, que ce soit par la douleur ou par les effets secondaires des antalgiques.

Une autre possibilité dont nous avons discuté, c’est de réparer les dommages visibles. C’est à dire élargir le cotyle et rafistoler la tête fémoral par arthroscopie. Malheureusement il n y a pas beaucoup de donnés sur la réussite de ce type d’interventions car elle est fait au cas par cas et les résultats sont très variables. De plus c’est une solution temporaire, et ça ne règle pas le problème d’inégalité de longueurs des membres. Pour se faire il faudrait une seconde intervention pour rallonger le fémur. C’est tout de même pas très réjouissant, surtout si c’est pour en revenir à la prothèse finalement.

Le choix de la prothèse semble donc une évidence, toutefois il faut prendre en compte un paramètre important, c’est que l’opération est sans possibilité de retour en arrière. Oui, ça semble une évidence, mais une fois la tête du fémur coupée ce sera trop tard pour faire machine arrière. Pourquoi vouloir faire machine arrière ? Il y a un aspect psychologique indéniable dans ce choix il faut accepter de se faire « amputer » une partie du corps pour se retrouver avec un instrument étranger à la place. Un peu comme les greffés qui doivent accepter de vivre avec l’organe d’un autre. On a pas tous la même approche de ce sujet, surtout quand on est pas face au mur.

Pour l’instant je pense très clairement à la prothèse mais je le ferais que si je suis bien entouré et dans de bonnes dispositions psychologiques.

Nous avons également abordé les possibilités de traitements dans le futur. Ces hypothèses de traitement reste réservé au sujet ayant déclarer la maladie mais n’ayant pas ou peu de séquelles. On peut imaginer ainsi que dans un futur pas si lointain on puisse remodeler ou renforcer la hanche par des nano structures ou via des thérapeutiques très ciblées. Toutefois dans le cas des séquelles déclarées comme moi il n’y a plus de matière à remodeler ou à transformer, la nécrose a gagné la bataille il y a bien longtemps.

Pour avancer sur le sujet je vais passer un examen que j’adore (sarcasme), un arthroscanner avec injection de produit de contraste. C’est un examen plus ou moins douloureux en fonction des personnes mais qui a l’avantage de nous donner une vue nettement plus précise de l’articulation qu’avec une simple radio.

Voila je vous tiendrais au courant des résultats de cet examen et des possibilités que nous aurons à ce moment là.

L’ostéochondrite de la hanche

J’entame ici une série de publication sur l’ostéochondrite de la hanche, et plus particulièrement sur les traitements des séquelles de cette maladie lorsque elle n’a pas été traitée, mal traitée, ou tout simplement non détectée à temps.

Bon pour commencer on va faire un rapide cours d’anatomie. La hanche est une articulation elle se compose de deux os, l’os iliaque et le fémur. Vous inquiétez pas on va pas faire trop compliquer. Ce qu’il faut savoir à mon sens sur cette articulation c’est que la tête du fémur vient s’emboiter dans le cotyle. Une petite image pour bien comprendre.

La hanche

La hanche

Cette articulation est probablement une des plus importante de notre corps étant donné qu’elle supporte le poids de notre corps. Hop hop on comment pas à chipoter sur la moitié du poids parce que y a deux hanches auxquels il faut soustraire le poids des jambes, ça va bien hein. C’est moi qui écrit donc on va dire que ça supporte tout le poids du corps. Donc quand cette articulation est saine, c’est simple, la tête du fémur vient pivoter dans le cotyle ce qui nous permet de marcher, de courir, pour certains de faire des grands écarts et j’en passe.

On en vient donc à l’ostéochondrite primitive de la hanche également appelé maladie de Legg-Calve-Perthes mais bon courage pour vous souvenir des noms. Faisons simple, pour une raison que l’on ignore ou que l’on comprend mal, la tête du fémur va se nécroser, c’est à dire qu’elle va mourir, et de fait l’os va déformer voire se casser. Cette maladie touche généralement les garçons on ne va pas rentrer dans les statistiques, c’est une maladie qui est plus ou moins héréditaire mais on ne sait pas trop comment, vos enfants du sexe masculin ont une chance sur 750 de contracter la maladie et pour les filles une chance sur 3700.Vous l’aurez compris c’est une maladie très connu et pourtant on ignore quasiment tout de son origine.

La maladie se déclare généralement entre 8 et 10 ans par des épisodes de boiteries douloureuses avec une projection dans le genou, c’est à dire que le genou est douloureux. A ce titre si vous avez mal à la hanche la douleur peu descendre dans le genou. En revanche si vous avez mal au genou, la douleur ne remonte pas dans l’articulation supérieur. La maladie peut se déclencher plus tôt à partir de 4 ans, dans mon cas j’ai été très précoce étant donné qu’on m’a diagnostiqué la maladie à l’age de deux ans.

Le traitement à l’heure actuelle consiste à immobiliser le bassin et à mettre le membre laisé en traction. C’est à dire qu’on vous attache à un lit avec un poids . C’est pas très réjouissant comme traitement, ca nécessite une hospitalisation de longue durée, mais ça marche. Tout du moins ca limite la casse et en général on peut vivre avec les lésions minimes si la maladie a été prise à temps.

Maintenant on va s’intéresser à ceux, qui comme moi, n’ont pas été traité. Déjà pourquoi on a pas traité ? Et ensuite que se passe t’il ?

Alors la raison de l’absence de traitement est dû à plusieurs facteurs. Le moins probable c’est que c’est passé inaperçu, ensuite vient le refus des parents de faire subir à leur enfant une hospitalisation longue et contraignante, et enfin pour les sujets les plus jeunes comme moi, en l’occurrence le professeur … non pas de diffamation … avait tout simplement estimé qu’il y avait 99% de chance que la croissance corrige le tir. Pas de bol ça a pas marché.

Alors qu’est ce que ça donne, je vais essayer de vous expliquer ce que vit un enfant qui a une ostéochondrite non traitée. C’est simple, on lui demande de ne pas vivre à peu de choses près, c’est à dire qu’il est interdit de courir, de sauter, la plupart des sports sont interdits à l’exception du vélo et de la natation à condition de faire du crawl. Autant vous dire que c’est impossible pour un enfant de s’y tenir. Donc pour ma part je n’ai pas tout respecté à la lettre, est ce que ça aurait été moins grave si j’avais tout bien fait j’en doute.

Les conséquences sont relativement simple, on empire les choses, et on a mal. La solution qui se présente alors sont les anti inflammatoires et les antalgiques, on parle de perte de poids pour les personnes en surcharge, et si ça ne suffit pas c’est le passage par la case chirurgie pour une prothèse totale de hanche (PTH).

Voila, vous avez ici un apercçu de la maladie, le prochain épisode sera consacré aux traitements médicamenteux, puis ensuite viendront avec le temps les épisodes sur la chirurgie car moi j’en suis à cette étape là.

Ah bah oui il est cassé

Et oui ça y est le diagnostique est tombé j’avais des raisons d’avoir mal au poignet et au doigt. Le poignet était en fait cassé et il y avait bien une entorse du doigt – l’index, ennuyeux quand on bosse dans l’informatique – do coup direction la kiné à la clinique de l’yvette spécialisé dans les pathologies de la main pour 15 séances de kiné pour remuscler la main – oui ma sœur de 15 ans à plus de force que moi maintenant – et soulager les douleurs. 15 séances qui durent de 1h30 à 2h à raisons de 3 par semaines ça va me prendre du temps.

Entre temps j’ai consulté un neurologue pour pour des maux de têtes persistants couplé à des migraines et des troubles de la mémoires. Cette fois politique très différentes, IRM, echo doppler et test de mémoire. Rien à l’IRM, ni à l’echo d’après les radiologues en revanche au niveau du test de mémoire j’ai eu le droit à une première constatation, « Votre mémoire est intact, mais vous avez des difficultés à y accéder, ça peut transitoire à cause des médicaments ou les temps que le cerveau se remette en ordre de marche ». Du coup je galère un peu à retrouver certains événements récent il va falloir que je fasse travailler ma mémoire à coup de nintendo DS et de programme d’entrainement cérébral pour remettre ma tête en état de fonctionner.

Côté assurance, toujours pas un centime de versé, toujours pas de procès verbal reçu le grand néant.

Quoi qu’il en soit j’ai nettement plus le moral qu’avant, la pêche est revenue – oui bon encore quelque coup de barre par moment – et le boulot devrait reprendre en janvier avec de belles nouveautés pour ma société.

Sur ce je vous souhaite une bonne continuation à tous et à bientôt à ceux que j’ai pas encore vu ;)

Coup de gueule : les médecins nous font perdre un temps précieux

Un véritable coup de gueule contre les médecins et leur théorie du ça va passer, surtout après un accident de moto. Je vous fais le topo.

Moi arrivé à l’hosto plaie à l’index droit assez profonde, suite à la glissade de 80 mètres sur le bitume. Doigt, gonflé et douloureux. Résultat, rentrez chez vous monsieur, y a rien à la radio.

Deux semaines plus tard lors de la visite de contrôle de ma cheville, je réitère ma demande de prise en charge pour ce doigt et la douleur qui s’étend désormais au poignet et aux doigts adjacents. Résultat je vous le donne dans le mile, rentrez chez vous monsieur ça va passer.

Deux semaine s’écoule je passe chez mon médecin généraliste pour lui signaler que ma cheville est très douloureuse et gonflée et que je n’arrive pas à marcher sans l’attelle comme on me l’avait pourtant assuré au rendez vous précédent. J’en profite pour signaler ma douleur persistante au poignet et aux doigt, surtout l’index. Résultat panoplie d’anti douleur et un gentil, merci d’être venu, rentrez chez vous ca va passer.

Deux semaines de plus je n’en peux plus je décide de prendre rendez vous dans une clinique du réseau sos mains qui prend en charge les pathologies de la main. Le rendez vous est fixé à plus d’une semaine après. J’y vais sans plus d’espoir que étant donné que si il n’y a rien sur les radios on va me prescrire des examens complémentaires. J’y vais, résultat, faites un arthroscanner pour voir ce qu’il peut y avoir au poignet.

Oui mais docteur moi c’est sourtout à l’index que j’ai mal et pourtant je bouffe 240mg de codéine par 24heures combinné à 4grammes de paracétamol. Je peux pas aller au dessus je suis au max et j’ai mal.

Résultat, attention … roulement de tambour … ah bas faudra peut être faire de la kiné, mais on verra ça plus tard faut d’abord vérifier qu’il n’y ai rien au poignet.

Arthroscanner dans deux semaines.

Je vous donne dans le mile mon sentiment. Sous un prétexte que j’ignore peut être celui de faire des économies à la sécu (je n’y suis pas affilié je suis travailleur indépendant) on prend en charge les accidentés de la route comme des gens qui sont tombées sur un trotoir. Oui je le dit tout de go et sans détour, on se fout véritablement de notre gueule, en tout cas de la mienne.

Petit bilan 8 semaines que j’ai mal au doigt et je peux vous assurer que l’index en compote ca vous pourri bien la vie. Je n’aurai les résultats des examens que dans mini deux semaines, plus le temps d’avoir un rendez vous, disons au mieux dans la semaine qui suit l’examen si je m’y prend maintenant, plus le temps d’avoir un rendez vous chez le kiné. Résultat : 11 semaines au bas mot pour une prise en charge suite à un accident de la route.

Je me demande sérieusement comment va se finir cette histoire… Quoi qu’il en soit je suis épuisé psychologiquement par ces douleurs et cette infirmité qui ne fait que vous rappeller que vous avez manqué d’y passer de près.

Les experts sont nos amis, mais les assureurs sont fourbes …

Je parle pas des experts de las vegas, mais de ceux des assurances. En effet après ma lettre à mon assureur sur le comportement quelque peu « léger » de l’expert qui s’est chargé de l’évaluation du prix de ma moto. Mon assureur a tout simplement faxé la lettre au dit expert que je fustige presque dans la dite lettre. Ce n’est que si il ne tient pas compte de ma lettre que l’assureur demandera à son « expert conseil » de revoir le prix.

Je sens que je vais pas obtenir gain de cause dans cette histoire.

Un don de soi pour les autres

Après mon accident de moto, même si je m’en sors « miraculeusement » bien d’après tous les médecins, on réfléchi, on ressasse, et on pense surtout au pire. Vous avez pu lire le récit de l’accident donc pas la peine de revenir dessus. Mais effectivement depuis un mois maintenant, je me demande, et si j’y étais passé. Quelle image j’aurais laissé, aurais je servi à quelque chose et tout un tas de considération philosophique de cet acabit.

Mais dans le scénario le plus fatal, qui je l’espère n’arrivera pas trop tôt, qu’aurait fait ma famille de ma dépouille. Oui c’est vrai on en parle jamais de la mort, puis on en parle pas tellement à nos âges, j’ai 25 ans, la mort ça me semble loin. Mais tout de même qu’aurait décidé mes proches. Faire don de mes organes ou pas.

Alors je me suis posé la question, certains dans ma famille sont d’accords, d’autres non. Chacun son choix.

Pour ma part je me suis toujours posé la question. Navigant de clichés en clichés. « Mais oui je le fais, je prouverais ainsi au monde que je peux faire un acte totalement désintéressé et j’en sortirais grandi dans la mémoire de mes proches« . D’un autre coté étant passé sur le billard plusieurs fois, je me disais « Encore me faire charcuter… pourquoi faire, sauver hypothétiquement quelqu’un…Encore de la souffrance pour ma famille endeuillée« . C’est vrai au final c’est quand même étrange de se poser la question de ce que l’on fera de notre corps après notre mort. C’est un peu se demander est ce que je préfère être enterré ou incinérer.

Puis j’ai réfléchi, parcouru un peu le net, puis j’ai fait appel à mon vécu, à ma conscience, à ma foi dans le monde. Puis j’ai fini par trancher.

Je suis pour. Qu’on prélève ce qui pourra servir à d’autres.

Pourquoi avoir fait peser la balance de ce coté plutôt que de l’autre. Peut être parce que j’ai passé du temps dans les hôpitaux, surement parce que je connais la souffrance physique et encore plus l’angoisse de l’attente. L’attente d’un résultat d’une prise de sang, d’une IRM, ou d’un autre examen. Alors si je peux épargner à des familles une attente encore plus angoissante que celles que j’ai connu, je le fais de bon cœur, et je leurs souhaitent le plus de bonheur possible.

Je ne me contente pas de paroles, j’ai fait ma demande de carte de donneur auprès de la fondation Greffe de vie ce soir, et je vous en informe par ces quelques lignes. Et je vous invite à vous poser la question, même si elle est peu attrayante, qu’elle fait peur, c’est maintenant qu’il faut y penser.

Et une cheville, une …

Voila c’est fait IRM de la cheville et radio des doigts.

Pas de fractures des doigts mais toujours des douleurs qui devraient disparaitre d’après mon généraliste … De toute façon j’ai rendez vous avec mon ami l’orthopediste le vendredi 7 Novembre (putin le temps passe).

Par contre pour la cheville l’IRM annonce :

Epanchement intra-articulaire associé à une rupture du faisceau antérieur du ligament latéral externe et un aspect épaissi du faisseau moyen.

Epanchement intra-articulaire et oedème osseux loco-régional associés

Ouais bon autant je baragouine bien le langage médical mais la c’est trop technique pour moi, ce que m’a dit le radiologue c’est

Ah oui c’est sur vous devez avoir mal. Mais après votre histoire de moto c’est ridicule une entorse comme ça, vous auriez pu y laisser plus.

Enfin bref, voila faut attendre de voir le chirurgien qui donnera son avis sur la question, avec apparement juste des médocs et une immobilisation plus longue, looooooongue m’a dit le radiologue.

Ding – Ding : First Round

Et c’est parti à ma gauche le champion des champions, celui devant tout le monde tremble de peur, dès qu’il prononce 5000€ euros. J’ai noméééééééééééééééééééééé l’expeeeeert.

A ma droite le poid mouche celui qui a resisté aux sangliers, à la voiture, au vol plané avec salto et 80 m de glissade, je vous demande d’applaudir … Gréééééééééééégoooooooiiiiiiiiiiiiiiiiire.

Oui bon dans la réalité c’est déjà pas super réjouissant alors retranscrit par écrit ça doit pas vous faire des frissons dans le dos. Quoi qu’il en soit, j’ai demandé à mon assurance une contre expertise de la valeur de la moto. Pas une contre expertise de la moto, ca on sait déjà qu’elle va à la casse. Mais une contre expertise des 5000€ malheureux euros qu’on m’accorde.

Pour ca j’ai écrit une jolie lettre qui va tout vous raconter, oui je suis pas totalement maso je vais pas vous refaire le pitch complet, dans laquelle je demande donc de réévaluer le prix de ma moto en se basant sur des annonces trouvées de ci de la sur le net.

Place au spectacle.

Visa d’exploitation N° 15478212587

Ah merde non ca c’est pour les films, toutefois sortez les mouchoirs ca pourrait vous émouvoir.

Bonjour,

Suite à mon entretien téléphonique avec Mme XXXXXXXXXXXXXXXXX, je vous prie de bien vouloir consentir à la réévaluation du montant de la valeur de mon véhicule.

J’ai acheté ma moto le 19 Juillet 2008. Affichée à 6200€ pour un kilométrage de 11 907 Kms, elle était en parfait état. Elle possédait un bas de carénage et était entièrement noire. Flambant neuve. Comme tout motard, je suis particulièrement attaché à ma machine et c’est au bout de 5 ans de permis sans le moindre accident et en ayant toujours été prudent que je me suis enfin autorisé un plaisir. Cet argent durement gagné en ayant pris le risque d’être un jeune entrepreneur depuis plus d’un an – en ne comptant pas mes heures de travail – s’est envolé alors qu’une famille de sanglier avait décidé de traverser une route nationale en pleine nuit. Malheureusement, aucun panneau de signalisation indiquant la traversée d’animaux sauvages n’était présent sur le bord de route, aucun dispositif pour les en empêcher n’était installé.

Outre le traumatisme physique et psychologique que vous pouvez comprendre j’en suis sûr, je dois désormais faire face aux problèmes économiques que me pose cet accident. Ne pouvant plus me déplacer en rendez-vous clientèle je suis obligé de refuser des clients qui pourraient m’aider à développer la société que j’ai bâti au prix d’un grand nombre de sacrifices. Mais, même si le but n’est clairement pas de m’auto-congratuler dans cette lettre, heureusement qu’il y a encore des jeunes comme moi qui croient au travail, aux qualités humaines, qui essayent de travailler plus sans forcément gagner plus, mais qui souhaitent de tout cœur pouvoir faire leur travail le mieux du monde.

C’est pourquoi quand l’expert du cabinet ZINGG-BIGGOT m’a signalé l’estimation de ma moto à hauteur de 5000€, j’ai quelque peu sursauté. J’ai tout d’abord pensé qu’il s’agissait d’une erreur. Mais l’expert m’a avancé différents arguments, comme le kilométrage élevé de mon véhicule qui avoisinait les 15 000 Kms. J’ai donc parcouru 4 000 kms depuis l’acquisition de mon véhicule. Il m’a ensuite dit que c’était la réalité du marché et qu’il, je cite : « En trouvait à la pelle des motos comme la mienne à un prix tout à fait en adéquation avec les 5 000€ », rajoutant qu’il était en train de surfer sur France Moto (fmoto.com) pour étayer son estimation. Je me suis donc permis de lui demander si à son avis j’avais été floué lors de l’achat de ma moto. Ce à quoi il a répondu sans détour : « Oui, je pense ». J’en déduis donc qu’en plus de découvrir que le montant de l’indemnisation est loin de celui que j’avais payé ; mon concessionnaire, Moto-Révolution situé à Versailles, avec qui j’entretiens d’excellentes relations depuis plus de 5 ans, m’aurait tout simplement arnaqué.

Autant je n’ai pas ma langue dans ma poche et je préfère qu’on me dise la vérité, autant présumer de la mauvaise foi d’un concessionnaire qui a une excellente réputation et baser son estimation sur un site internet me semble un peu léger. Peut être est-ce une démarche courante, je ne connais pas le métier d’expert et je ne remets pas en cause les procédures de travail de ce monsieur. Autant je pense, que l’erreur est humaine et que sur mon dossier il y a eu une légère confusion. J’ai en effet trouvé des modèles à 5 000€ mais sans ABS, pas de la même année, et dans des départements plutôt éloignés, voire très éloignés.

Je me permets donc de vous joindre plusieurs annonces se rapprochant le plus possible de ma moto, offrant un éventail de prix large allant de 5 600€ à 6 600€. Certes les kilométrages et les mois d’immatriculation varient, mais en toute bonne foi je pense que l’estimation me semble un peu en dessous du marché. Je sais que pour les assurances le climat économique n’est pas des plus favorables mais je suis sûr que pour vous – en tant qu’être humain – vous devez aussi savoir de quoi je parle.

Je vous remercie d’avoir pris le temps de lire ma lettre, n’y voyez pas d’apitoiement sur mon sort, je ne vous demande pas de la pitié, juste de réétudier mon dossier et d’arriver à une juste évaluation de ce qui pour moi a été peut être un peu plus qu’un simple véhicule.

Dans l’attente d’une réponse qui je l’espère sera positive, je vous prie de croire en mes sincères salutations.

THE END

On rallume les lumières, et je vous demande à tous d’aller bruler un cierge, mettre du sel dans le coin de votre salon, jeter une pièce dans une fontaine par dessus votre épaule, égorger des poulet, enfin je sais pas ….. A L’AIDE