Grégoire ROBIN

Practice Manager

Ostéchondrite de la hanche : premier verdict

3 mois après l’infiltration qui a eu lieu fin septembre j’ai repris de nouveau rendez vous avec le professeur Lequesne. Lors de ce rendez vous nous avons évalué l’effet de l’infiltration qui est clairement positif comme je l’ai dit, mais qui ne dure qu’un petit mois. A raison de 3 voire 4 infiltrations par an ça ne résout pas le problème.

Il reste la solution médicamenteuse, mais très honnêtement passé une longue durée sous codéine voire carrément sous morphine quand la douleur est trop importante c’est pas l’idéal. D’autant que la morphine crée une dépendance donc je préfère la laisser au fond de mon placard. Quant à la codéine même si elle ne crée pas de dépendance (mouais) elle a quand même tendance à me faire planer ce qui n’est pas compatible avec un travail quotidien.

Nous avons donc abordé la piste chirurgicale. La malformation de ma hanche se nomme très joliment coxa plana. C’est à dire que la tête du fémur est élargie et aplatie. A cela on ajoute pour ma part un col du fémur court, et une retroversion du cotyle qui est en plus hyper couvrant. Pour schématiser la hanche est bloqué vers l’arrière et prisonnière du cotyle. L’évolution est une arthrose de la hanche bien que cette évolution est fonction du patient.

A gauche ma hanche droite atteinte et a droite la hanche gauche saine. La photo n'est pas penchée, c'est les 3 centimètres de différence entre les deux jambes qui font cet effet. Reproduction formellement interdite

Les traitements de cette pathologie ne sont que très récent, le professeur Lequesne m’a dit que les premières publications datent de 1999 ! On doit ses publications à une équipe de Berne. Le temps que la publication circulent il s’est écoulé 8 années ! Le professeur Lequesne qui est un imminent spécialiste de la hanche avoue lui même ne maitriser le sujet parfaitement que depuis 3 ans.

Le traitement consiste en une arthroscopie de l’articulation en recreusant le bord antérieur du cotyle. Il est également préconisé d’inspecter le labrum qui est très probablement fissuré.

Le labrum est nommé ici bourelet acétabulaire

Le professeur Lequesne se rend mi janvier à Berne pour une conférence sur le sujet. Je le verras à son retour, ce qui lui donnera la possibilité de présenter mon cas à ses confrères. Nous discuterons alors de l’opération à envisager et des implications que cela peut avoir. A savoir 1 mois d’arrêt de travail et un résultat visible à un an post opératoire !