L’ostéochondrite de la hanche : l’arthroscanner et clinique Arago

Voila, maintenant quelques temps que j’ai les résultats de l’arthroscanner, mais j’attendais d’en avoir discuter avec les chirurgiens pour publier la suite de cette aventure.

Commençons par l’examen en lui même ça permettra surement à certains de savoir comment cela ce passe et de ne pas appréhender inutilement. Tout d’abord vous commencer par prendre rendez vous avec votre radiologue qui vous prescrira les produits à acheter. Il y en a deux, le produit de contraste et un anesthésique local. En effet vous allez subir une petite anesthésie pour limiter la douleur, ce n’est pas méchant, ça n’empêche pas de marcher par la suite ou de conduire, c’est juste pour ne pas sentir l’aiguille et l’injection du produit de contraste. Rentrons un peu dans les détails. Vous allez vous retrouver nu, oubliez votre pudeur un instant et à poil. Bon pas de panique on vous donnera quelque chose pour vous couvrir. Ensuite s’en suit un préparation assez longue, pas gênant vous êtes allongé, désinfection, pose d’un champs stérile, désinfection, cadrage de la radio puis c’est parti. L’anesthésie, comme l’a dit le radiologue : « Vous allez la sentir celle là ». En effet prenez une bonne inspiration et soufflez. Le plus dur est fait. Ensuite une fois que l’anesthésie a fait son effet, on injecte le produit de contraste progressivement tout en faisant une série de cliché. Une fois la radio réalisée, c’est maintenant au tour du scanner. Bon pas de folie on se lève doucement la jambe est un peu engourdie. Pour ma part on m’a demandé de faire quelque pas et de bien bouger l’articulation dans tous les sens pour que le produit se répande correctement. Direction le scanner, vous êtes allongé de nouveau, et là c’est l’affaire de 5 minutes même pas. Voila c’est fini, vous avez survécu.

Bon, passons au résultat de l’examen.

Premier point, aspect irrégulier et aplati de la tête du fémur, ensuite le grand classique du col du fémur raccourci. Là où on apprend des nouvelles choses c’est qu’il y a une fissure du bourrelet cotyloïdien. Cette fissure se caractérise par des douleurs au niveau de l’aine – ce qui est mon cas – ou sur le coté de la hanche au niveau du grand trochanter. Vous pourrez trouver plus d’informations sur vulgaris-médical. On confirme cette lésion par arthrographie mais ce n’est pas vraiment intéressant dans mon cas. On pourrait toujours réparer cette lésion pas arthroscopie mais pour quel résultat ? A mon avis pour pas grand chose vu que de toute façon cette lésion n’est qu’une partie du problème.

Le radiologue indique ensuite dans son compte rendu un aspect normal et régulier du cartilage d’encroutement. J’adore ce terme super sexy, déjà avec le bourrelet cotyloïdien on est pas gâté mais bon. En revanche le chirurgien n’est pas du tout d’accord avec cette interprétation des images, il note donc dans son compte rendu qu’il trouve un pincement antérieur du cartilage. C’est à dire une réduction de l’épaisseur du cartilage, c’est le signe de l’arthrose de l’articulation.

Alors que faire ? On a des données radiographiques, des symptômes, des traitements qui n’ont pas montré d’efficacité, il faut bien prendre une décision me dirait vous. Oui enfin doucement jeune gens, on est en train de parler de pose de prothèse de hanche, on parle pas de savoir si vous voulez ou pas l’option double fromage sur votre pizza.

Pour simplifier mes démarches j’ai donc décider de confier mon dossier au Docteur Castelain à la clinique Arago. Pourquoi ce choix ? J’ai un peu recoupé toutes les données qui m’était possible de trouver sur le net, du classement des offres de soins par les journalistes, à l’avis des autres patients que l’on peut éventuellement trouver sur le net, en passant par la réputation de la clinique par mon cercle de connaissances et enfin par une recherche sur les praticiens. Oui bon faut bien faire un choix, chacun ces paramètres pour le faire, j’ai eu un bon apriori sur ce praticien, j’ai donc pris rendez vous avec lui. Pour l’instant je suis clairement très satisfait de ce choix, j’ai trouvé une personne à l’écoute et répondant à mes questions. On a pris le temps de discuter de mon cas, et de son processus de décision face à ce cas quelque peu atypique.

Première étape prendre l’avis d’un rhumatologue, ce sera celui du professeur Lequesne, qui d’après mes recherches et clairement un grand spécialiste de ce type de douleur et qui plus est, est président d’honneur de la société de rhumatologie française. Je suis donc entre de bonnes mains. Ensuite avec l’avis de ce spécialiste nous nous reverrons pour faire le point et sur les solutions que l’on peut trouver, et enfin il soumettra le cas à ses confrères pour prendre la décision finale, une décision collégiale composé de chirurgien orthopédique qui permet d’avoir un avis fiable.

Vers quoi on s’oriente ? Le problème qu’a noté le médecin c’est clairement la différence de longueur « importante » entre les deux jambes, on arrive pratiquement à 3 centimètres, c’est beaucoup et ça bousille le rachis (la colonne vertébrale). Donc de son avis, la chirurgie conservatrice ne sera pas suffisante, il faudrait pour bien faire procéder à un allongement du fémur gauche, donc une autre intervention et pour toujours en revenir à la prothèse en fin de compte. Donc bon, clairement on s’oriente vers la prothèse. Maintenant c’est une question de temps. Comme je l’ai notifié à mon nouveau chirurgien je sors d’un épisode particulièrement douloureux de 6 mois, et j’appréhende grandement l’hiver prochain. Maintenant ni moi ni lui n’avons envie de mettre la charrue avant les boeufs. Donc nous allons suivre le processus décisionnel qui me semble très bien et nous verrons je pense courant septembre les options qui me sont offertes pour retrouver une vie « normale ».

Prochaine news quand j’aurais vu le professeur Lequesne ;)

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