L’ostéochondrite de la hanche : choix du traitement

Aujourd’hui rendez vous avec un premier chirurgien pour envisager sérieusement la possibilité d’une intervention chirurgicale pour réparer ce problème de séquelles suite à l’ostéochondrite de la hanche que j’ai eu à l’âge de deux ans. Je suis allé à la clinique de l’yvette voir le chirurgien qui m’avait été recommandé.

Je lui ai donc demandé ce que l’on pouvait faire pour soulager cette douleur qui va et vient comme bon lui semble. Sa réponse fut simple : « Vous connaissez déjà la réponse ». En effet pas trop de choix face à cette situation, nous avons donc discuté un long moment des possibilités de traitements pour mon cas mais également pour les générations futurs. Ca a été pour moi un très grand soulagement de pouvoir parler de ce problème à quelqu’un qui le comprend et qui a pu m’apporter des réponses. Comme je l’ai déjà dit, notamment lorsque j’ai pris la décision de donner mes organe en cas de décès, dans toute maladie le plus dur c’est l’attente et l’inconnu. Quand on sait où on va vous êtes soulager de milliers de questions qui se chamboulaient dans votre tête. Même si le verdict n’est pas celui que vous espériez on se sent mieux, en tout cas pour ma part je préfère y voir clair quitte à encaisser la mauvaise nouvelle.

Je vais essayer de vous retranscrire les grandes idées de cette conversation car elle peut intéresser d’autres personnes je pense.

Pour bien comprendre je vous fait un bref rappel des séquelles de la maladie. On compte, douleur de type arthrosante, blocage et inégalité de longueur du membre atteint. Le but est donc de résoudre le plus de problèmes en un seul coup et surtout pour le plus longtemps possible.

Commençons par le simple fait de poser une prothèse, d’un point de vue purement théorique les prothèses ne devraient être utilisées que chez des patients agés de plus de 65 ans. Du coup le chirurgien a été sans appel : « Vous serez toujours trop jeune. Vous pouvez attendre d’avoir 30 ans, mais vous serez tout simplement toujours trop jeune pour une prothèse. Ca ne sert donc à rien de prendre ce critère en ligne de compte, car jamais vous n’atteindrez l’age théorique de 65 ans avec votre hanche à moins de rester alité. » Au moins c’est clair, en effet il y a encore pas si longtemps on refusait de poser des prothèse chez des sujets jeunes, cette époque est révolue pour plusieurs raisons. La première c’est que nous sommes conscients qu’il y aura des progrès d’ici les vingts années de recul que l’on a pour l’instant, la seconde est plus subjective, n’est il tout pas simplement plus logique de poser une prothèse jeune et profiter de la vie maintenant que d’attendre 65 ans et finir ses jours en beauté. Pour moi la réponse est clair, je veux retrouver une vie normale, ça va du simple fait de pouvoir rester debout à pouvoir avoir des activités plus intimes sans souffrir. Et oui malheureusement, même dans l’intimité ce problème se fait connaitre, que ce soit par la douleur ou par les effets secondaires des antalgiques.

Une autre possibilité dont nous avons discuté, c’est de réparer les dommages visibles. C’est à dire élargir le cotyle et rafistoler la tête fémoral par arthroscopie. Malheureusement il n y a pas beaucoup de donnés sur la réussite de ce type d’interventions car elle est fait au cas par cas et les résultats sont très variables. De plus c’est une solution temporaire, et ça ne règle pas le problème d’inégalité de longueurs des membres. Pour se faire il faudrait une seconde intervention pour rallonger le fémur. C’est tout de même pas très réjouissant, surtout si c’est pour en revenir à la prothèse finalement.

Le choix de la prothèse semble donc une évidence, toutefois il faut prendre en compte un paramètre important, c’est que l’opération est sans possibilité de retour en arrière. Oui, ça semble une évidence, mais une fois la tête du fémur coupée ce sera trop tard pour faire machine arrière. Pourquoi vouloir faire machine arrière ? Il y a un aspect psychologique indéniable dans ce choix il faut accepter de se faire « amputer » une partie du corps pour se retrouver avec un instrument étranger à la place. Un peu comme les greffés qui doivent accepter de vivre avec l’organe d’un autre. On a pas tous la même approche de ce sujet, surtout quand on est pas face au mur.

Pour l’instant je pense très clairement à la prothèse mais je le ferais que si je suis bien entouré et dans de bonnes dispositions psychologiques.

Nous avons également abordé les possibilités de traitements dans le futur. Ces hypothèses de traitement reste réservé au sujet ayant déclarer la maladie mais n’ayant pas ou peu de séquelles. On peut imaginer ainsi que dans un futur pas si lointain on puisse remodeler ou renforcer la hanche par des nano structures ou via des thérapeutiques très ciblées. Toutefois dans le cas des séquelles déclarées comme moi il n’y a plus de matière à remodeler ou à transformer, la nécrose a gagné la bataille il y a bien longtemps.

Pour avancer sur le sujet je vais passer un examen que j’adore (sarcasme), un arthroscanner avec injection de produit de contraste. C’est un examen plus ou moins douloureux en fonction des personnes mais qui a l’avantage de nous donner une vue nettement plus précise de l’articulation qu’avec une simple radio.

Voila je vous tiendrais au courant des résultats de cet examen et des possibilités que nous aurons à ce moment là.

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