Grégoire ROBIN

Practice Manager

L’ostéochondrite de la hanche

J’entame ici une série de publication sur l’ostéochondrite de la hanche, et plus particulièrement sur les traitements des séquelles de cette maladie lorsque elle n’a pas été traitée, mal traitée, ou tout simplement non détectée à temps.

Bon pour commencer on va faire un rapide cours d’anatomie. La hanche est une articulation elle se compose de deux os, l’os iliaque et le fémur. Vous inquiétez pas on va pas faire trop compliquer. Ce qu’il faut savoir à mon sens sur cette articulation c’est que la tête du fémur vient s’emboiter dans le cotyle. Une petite image pour bien comprendre.

La hanche

La hanche

Cette articulation est probablement une des plus importante de notre corps étant donné qu’elle supporte le poids de notre corps. Hop hop on comment pas à chipoter sur la moitié du poids parce que y a deux hanches auxquels il faut soustraire le poids des jambes, ça va bien hein. C’est moi qui écrit donc on va dire que ça supporte tout le poids du corps. Donc quand cette articulation est saine, c’est simple, la tête du fémur vient pivoter dans le cotyle ce qui nous permet de marcher, de courir, pour certains de faire des grands écarts et j’en passe.

On en vient donc à l’ostéochondrite primitive de la hanche également appelé maladie de Legg-Calve-Perthes mais bon courage pour vous souvenir des noms. Faisons simple, pour une raison que l’on ignore ou que l’on comprend mal, la tête du fémur va se nécroser, c’est à dire qu’elle va mourir, et de fait l’os va déformer voire se casser. Cette maladie touche généralement les garçons on ne va pas rentrer dans les statistiques, c’est une maladie qui est plus ou moins héréditaire mais on ne sait pas trop comment, vos enfants du sexe masculin ont une chance sur 750 de contracter la maladie et pour les filles une chance sur 3700.Vous l’aurez compris c’est une maladie très connu et pourtant on ignore quasiment tout de son origine.

La maladie se déclare généralement entre 8 et 10 ans par des épisodes de boiteries douloureuses avec une projection dans le genou, c’est à dire que le genou est douloureux. A ce titre si vous avez mal à la hanche la douleur peu descendre dans le genou. En revanche si vous avez mal au genou, la douleur ne remonte pas dans l’articulation supérieur. La maladie peut se déclencher plus tôt à partir de 4 ans, dans mon cas j’ai été très précoce étant donné qu’on m’a diagnostiqué la maladie à l’age de deux ans.

Le traitement à l’heure actuelle consiste à immobiliser le bassin et à mettre le membre laisé en traction. C’est à dire qu’on vous attache à un lit avec un poids . C’est pas très réjouissant comme traitement, ca nécessite une hospitalisation de longue durée, mais ça marche. Tout du moins ca limite la casse et en général on peut vivre avec les lésions minimes si la maladie a été prise à temps.

Maintenant on va s’intéresser à ceux, qui comme moi, n’ont pas été traité. Déjà pourquoi on a pas traité ? Et ensuite que se passe t’il ?

Alors la raison de l’absence de traitement est dû à plusieurs facteurs. Le moins probable c’est que c’est passé inaperçu, ensuite vient le refus des parents de faire subir à leur enfant une hospitalisation longue et contraignante, et enfin pour les sujets les plus jeunes comme moi, en l’occurrence le professeur … non pas de diffamation … avait tout simplement estimé qu’il y avait 99% de chance que la croissance corrige le tir. Pas de bol ça a pas marché.

Alors qu’est ce que ça donne, je vais essayer de vous expliquer ce que vit un enfant qui a une ostéochondrite non traitée. C’est simple, on lui demande de ne pas vivre à peu de choses près, c’est à dire qu’il est interdit de courir, de sauter, la plupart des sports sont interdits à l’exception du vélo et de la natation à condition de faire du crawl. Autant vous dire que c’est impossible pour un enfant de s’y tenir. Donc pour ma part je n’ai pas tout respecté à la lettre, est ce que ça aurait été moins grave si j’avais tout bien fait j’en doute.

Les conséquences sont relativement simple, on empire les choses, et on a mal. La solution qui se présente alors sont les anti inflammatoires et les antalgiques, on parle de perte de poids pour les personnes en surcharge, et si ça ne suffit pas c’est le passage par la case chirurgie pour une prothèse totale de hanche (PTH).

Voila, vous avez ici un apercçu de la maladie, le prochain épisode sera consacré aux traitements médicamenteux, puis ensuite viendront avec le temps les épisodes sur la chirurgie car moi j’en suis à cette étape là.