Ostéchondrite de la hanche : premier verdict

3 mois après l’infiltration qui a eu lieu fin septembre j’ai repris de nouveau rendez vous avec le professeur Lequesne. Lors de ce rendez vous nous avons évalué l’effet de l’infiltration qui est clairement positif comme je l’ai dit, mais qui ne dure qu’un petit mois. A raison de 3 voire 4 infiltrations par an ça ne résout pas le problème.

Il reste la solution médicamenteuse, mais très honnêtement passé une longue durée sous codéine voire carrément sous morphine quand la douleur est trop importante c’est pas l’idéal. D’autant que la morphine crée une dépendance donc je préfère la laisser au fond de mon placard. Quant à la codéine même si elle ne crée pas de dépendance (mouais) elle a quand même tendance à me faire planer ce qui n’est pas compatible avec un travail quotidien.

Nous avons donc abordé la piste chirurgicale. La malformation de ma hanche se nomme très joliment coxa plana. C’est à dire que la tête du fémur est élargie et aplatie. A cela on ajoute pour ma part un col du fémur court, et une retroversion du cotyle qui est en plus hyper couvrant. Pour schématiser la hanche est bloqué vers l’arrière et prisonnière du cotyle. L’évolution est une arthrose de la hanche bien que cette évolution est fonction du patient.

A gauche ma hanche droite atteinte et a droite la hanche gauche saine. La photo n'est pas penchée, c'est les 3 centimètres de différence entre les deux jambes qui font cet effet. Reproduction formellement interdite

Les traitements de cette pathologie ne sont que très récent, le professeur Lequesne m’a dit que les premières publications datent de 1999 ! On doit ses publications à une équipe de Berne. Le temps que la publication circulent il s’est écoulé 8 années ! Le professeur Lequesne qui est un imminent spécialiste de la hanche avoue lui même ne maitriser le sujet parfaitement que depuis 3 ans.

Le traitement consiste en une arthroscopie de l’articulation en recreusant le bord antérieur du cotyle. Il est également préconisé d’inspecter le labrum qui est très probablement fissuré.

Le labrum est nommé ici bourelet acétabulaire

Le professeur Lequesne se rend mi janvier à Berne pour une conférence sur le sujet. Je le verras à son retour, ce qui lui donnera la possibilité de présenter mon cas à ses confrères. Nous discuterons alors de l’opération à envisager et des implications que cela peut avoir. A savoir 1 mois d’arrêt de travail et un résultat visible à un an post opératoire !

La luxation de la rotule chez le grand chien : le cas de Naru des trèsors de l’éden (ex nirveau)

La luxation de rotule chez le chien : le cas de Naru Akita Inu Femelle 14 mois

Bonjour, à tous, je vous propose de vous faire part de mon expérience personnelle sur la luxation de la rotule chez les grands chiens

La luxation de la rotule est une affection fréquente chez les races naines ou petites, dont certaines ont des prédispositions importantes, c’est le cas des york shire ou des jack russel par exemple. Il faut savoir notamment que chez ces races qui n’ont que peu de poids à porter sur leurs rotules certains individus vivent toute leur vie avec sans aucun problème.

En revanche chez un chien de grande taille ce problème devient rapidement handicapant. La rotule n’étant plus dans sa position normale, elle n’assure plus son rôle de « poulie ». On observe alors une boiterie car la patte a du mal à fléchir. Il faut agir plus ou moins rapidement en fonction de la gravité de la luxation.

Pour cela on distingue des « stades » de luxation de la rotule allant de 1 à 4 qui se décrivent comme suit :

  1. La rotule peut être luxée manuellement. Quand la pression est relâchée la rotule revient naturellement en place.
  2. La rotule peut être luxée manuelle ou spontanément. Elle doit être remise en place manuellement ou se remet en place quand le chien étend son articulation. Le chien peut aussi s’asseoir et la rotule reprendre sa place normale.
  3. La rotule est luxée en quasi permanence. Elle peut être remise en place manuellement, mais des que le chien prend appuie ou étend son articulation, la rotule saute de nouveau. C’est un signe précurseur du mauvais alignement de la crête tibiale.
  4. La rotule est luxée en permanence est ne peut être remise en place manuellement. Le muscle quadriceps (celui sur le devant de la cuisse) est atteint.

Je connais très bien les 3 premiers stades de cette pathologie. Mon chien, un Akita Inu femelle de 14 mois est passée par ces 3 stades rapidement et à plusieurs reprises entre l’age de 11 mois et encore maintenant.

Premier conseil pratique : quand votre chien se luxe la rotule il faut lui remettre en place, cette manipulation n’est pas douloureuse mais peut être impressionnante pour les plus sensibles. J’ai pu essayer différentes techniques pour remettre en place la rotule de mon chien. Celle que j’utilise désormais me semble la plus adaptée pour préserver la rotule et les tendons le plus intact possible.

  1. Placez vous à coté de votre chien du coté opposé à la patte touchée de préférence. Et tournez vous pour être en direction de son postérieur.
  2. Passez un bras au dessus du chien, pour saisir le genou. Ce n’est pas la peine de trop chercher la rotule, notamment pour les chiens au premier stade. Pour les autres cas, vous la trouverez en palpant le genou. Si vous n’y arrivez pas, pas de panique demandez à votre vétérinaire de vous montrer comment la trouver.
  3. Avez votre autre bras soulevez le postérieur du chien. Juste de quoi soulager le poids sur les pattes arrières.
  4. Et « clac » la rotule reprend sa place toute seule. Vous aurez peut être besoin de la remettre en place manuellement, dans ce cas, attrapé la rotule qui doit se situer sur la face interne du genou (luxation médiale) dans la plupart de cas. Il vous reste à la faire glisser jusqu’à son emplacement normale.
  5. Si vous n’y arrivez pas, faites asseoir votre chien, et demander à votre vétérinaire de vous montrer. Il est possible que celui ci vous dise qu’il suffit de plier la patte de votre chien pour que la rotule reprenne sa place, et c’est vrai. Mais ça use plus la rotule et les tendons malheureusement.

Dans le cas de Naru, la luxation est passée du stade 1 au stade 3 en l’espace d’une semaine. Je l’ai donc emmené à l’hôpital, pour savoir ce que je devais faire. L’examen a montré que la rotule droite était totalement luxée, entraînant une gêne importante pour Naru. La cause de la luxation provient d’un défaut des aplombs arrière, qui sont trop droit, tournés vers l’extérieur et qui plus est se vrille lors de la marche (pivot shift en terme médical). Toutefois pour le chirurgien tout devrait rentrer dans l’ordre après une transposition de la crête tibiale.

Chez Naru les articulations de la patte forme une quasi ligne droite (en rouge) En vert l’alignement du tarse par rapport au sol, Naru est en hyper extension

Chez Yoshimi (merci Blandine pour la photo) les angles de la patte sont nettement plus marqués (en bleu). Quant au tarse (en vert) il repose sur le sol

Quand on superpositionne les photos la différence est flagrante

L’opération consiste à couper le petit morceau du tibia où s’attache le tendon rotulien, et de le refixer avec des broches afin de retrouver un alignement correct. L’opération est qualifiée de lourde car il s’agit de toucher à l’os directement. Si vous avez à réaliser cette opération vous retrouverez sans plus aucun poil à la patte.

La réussite de cette opération ne se trouve pas tellement dans l’opération en elle même mais dans la période de convalescence qui est de deux mois. Il faut que votre compagnon reste au repos le plus strict, seulement des sorties sanitaires, et pas question d’aller chercher un coin pour faire ses besoins à 500mètres de chez vous, ou alors prévoyez de porter votre chien. C’est ce que j’ai fait après les deux premières semaines de convalescence de  Naru, pour qu’elle change d’air au moins deux ou trois fois par semaine, mais autant vous dire que 500 mètres à pied avec plus de 25 kilos de chiens dans les bras vous passerez pour un fou dans la rue et surtout vous aurez mal au bras.

Il vous faudra également refaire le pansement de votre chien. Prévoyez de la bétadine, des compresses et de l’elastoplast.

Après le premier contrôle à un mois les résultats étaient plus qu’encourageant. Naru ne boitait quasiment plus, elle posait incroyablement bien la patte droite, et elle la pliait de façon parfaite. La radio montrait une calcification autour des broches tout à fait satisfaisante. Il nous restait encore un mois à tenir.

Même si les chiens n’ont pas la notion du temps, Naru en avait marre de rester enfermée, elle a donc commencé à détruire ce qui lui passait sous la main, tapis, papier, câble électrique (heureusement qui n’était pas branché). J’ai tenté la prise DAP pour la calmer sans grand succès.

Naru au retour à son retour d’hôpital épuisée par l’opération

A un mois et demi post opératoire tandis que Naru avait enfin le droit de faire de courtes balades de 10 minutes, un beau matin elle s’est mise à boiter. J’ai attrapé son genou et sa rotule était de nouveau luxée. J’ai cru un instant avoir mal vu, mal senti ce que je venais de sentir sous mes doigts. Mais après avoir parcouru cinq mètres à peine, Naru boitait de nouveau. Je l’ai ramené en la portant jusque chez moi et j’ai appelé l’hôpital qui m’a dit de venir tout de suite.

A l’hôpital, Naru n’avait pas mal, elle boitait juste, c’était rassurant dans un sens car ça voulait dire que les broches n’avaient pas cédées. Tout était en place, sauf sa rotule. L’hypothèse a été que Naru avait du faire un faux mouvement ou se cogner. C’était plausible après tout je ne suis pas derrière elle toute la journée quand bien même je travaille de chez moi. Quand elle est dans la chambre, si elle fait une bêtise je ne peux pas le voir. Toutefois j’avais quand même un gros doute, car dans les raisons annoncées on me disait que Naru avait pu se faire mal en descendant du canapé par exemple. Heureusement pour moi Naru ne monte pas sur le canapé ou le lit, elle a peur en hauteur et préfère le plancher des vaches.

J’ai donc donné mon accord pour une reprise de rotule. Le but de l’opération est de réduire la capsule articulaire, c’est à dire les tissus mous autour du genou, et de poser deux prothèses fibulapatellaires, qui sont des fils qui font le tour de la rotule et qui viennent se fixer derrière le genou pour la maintenir en place.

L’opération s’est correctement déroulée, l’alignement de la crête tibiale a été contrôlé sans problème apparent. Quand j’ai récupéré Naru elle boitait énormément, j’avais mal pour elle tellement elle boitait, son genou était très gonflé. Pour éviter qu’elle ne devienne folle à force de rester enfermée, car ca faisait quand même déjà plus de deux mois que je l’avais mise au repos, le chirurgien m’a prescrit du clomicalm en plus des anti-inflammatoires habituels.

Ce fut un changement de comportement très net. Naru était calme, ne détruisait plus rien sans être apathique. Elle venait me dire bonjour le soir en rentrant, elle était contente de sortir, etc …

Naru lors de la première semaine après la seconde opération

Nous avons donc commencé de nouveau la période de convalescence, mais cette fois avec uniquement que des sorties sanitaires pendant 2 mois. Naru a commencé à pleurer en bas de l’immeuble en regardant vers la grille de sortie. Ces compagnons du club canin où elle va depuis toute petite lui manque, ses congénères à plus large titre aussi, mais également le contact humain avec d’autres personnes que moi.

Naru est une chienne hyper sociable, elle aime tout le monde, se laisse faire par les enfants, ne mord pas, elle a juste tendance à sauter sur les gens qu’elle aime. Autant vous dire que pour elle repartir pour deux mois de convalescence était un véritable calvaire.

Au premier contrôle à un mois, la boiterie était toujours importante, bien qu’elle eu énormément diminué, le genou avait bien dégonflé, mais il resté un hématome important mais qui ne présentait pas de danger, et qui allait se résorber d’après un des chirurgiens de l’hôpital.

Nous avons donc continué, le clomicalm pour que Naru supporte au mieux son isolement et qu’elle ne fasse pas de dégâts. Il nous restait encore un mois de sortie sanitaire puis deux mois de reprise d’activité progressive et à nous la belle vie pour le printemps. Club canin, balade en forêt et tout ce qu’aime Naru.

Une semaine après le contrôle, je trouvais que Naru boitait toujours de façon importante, certes moins qu’après l’opération et moins que quand sa rotule était complètement luxée mais quand même je commençais à me faire du souci. Les muscles de Naru étant atrophiés par le manque d’exercice, il était logique qu’elle est plus de mal à marcher.

Mais durant la semaine qui a suivi son état s’est dégradé, jusqu’au jour où ce qui devait arriver arriva, Naru se luxait la rotule de nouveau. J’ai donc appelé le médecin de garde, de peur que les prothèses posées aient cédées et que cela représente un danger. Le médecin m’a dit de la garder sous surveillance mais que tout devrait bien se passer.

Le lendemain je retournais à l’hôpital où un des chirurgiens m’a accueilli d’un air quelque peu dépité devant ce constat d’échec. J’ai pris une véritable douche froide ce jour là, il m’a clairement dit qu’il fallait reconsidérer le cas de Naru, et que seule une étude collégiale pourrait faire la lumière sur les problèmes de Naru. Il m’a tout de suite prévenu qu’il fallait tout envisager dans le cas de Naru, du simple fait de ne rien pouvoir faire à une opération extrêmement lourde pour réaligner sa patte correctement (on parle alors d’ostéotomie).

J’ai ramené Naru quelques jours plus tard pour faire des radios et laisser le temps à toute l’équipe chirurgicale prendre une décision. Naru est passée de main en main pour être examiné par les différents chirurgiens, ca aura pris une journée entière. Quand le chirurgien m’a enfin appelé pour me donner le verdict, il m’a dit : « Bon, on a tous regardé, le cas de Naru est vraiment très difficile. Pour l’instant on ne veut pas l’opérer, on voudrait d’abord essayer de la re muscler avec des séances de kinésithérapies. Et si ça ne fonctionne pas on vous présentera l’option chirurgicale, mais je me dois d’insister sur le fait que cette opération serait sans précédant avec ce que vous avez connu. Ce sera une opération vraiment très lourde. Pour l’instant on laisse passer les fêtes, il faudrait que Naru commence à remarcher un peu pendant cette période, et en Janvier on attaque la kiné.»

Nous sommes donc rentrés, à la maison. J’étais abattu par cette nouvelle, les options étant de plus en plus restreintes. Et l’alternative à la méthode douce étant une opération très lourde.

Nous avons alors commencé à faire des petite balades, on était d’accord de ne pas faire plus de 500 mètres par jour avec le chirurgien de Naru. Nous avons donc commencé nos minis balades. Dès la première sortie et au bout de 150 mètres, Naru s’est figée d’un seul coup. J’ai tout de suite pensé qu’elle s’était planté un truc dans le pied. Mais quand j’ai attrapé sa patte gauche cette fois, c’est bien la rotule qui a craqué. Sur le chemin du retour j’ai du lui remettre 5 ou 6 fois la rotule en place. Le lendemain matin, c’était pire, plus d’une dizaine de fois et ce juste en bas de l’immeuble, même pas de marche.

J’ai appelé le chirurgien, qui a été très peiné d’apprendre que désormais Naru présentait une luxation bilatérale de rotule. Il m’a alors conseillé d’attendre, et de restreindre Naru à des sorties sanitaires, et que si son état se dégrader de lui ramener et qu’il serait alors obligé d’intervenir pour permettre à Naru de marcher.

Je suis donc allé prendre un second avis, d’un ostéopathe, qui a constaté la même chose. Des aplombs top droit, vrillé et une luxation bilatérale. Il m’a clairement dit que ce n’était pas du tout du recours de l’ostéopathie. Mais bon un avis de plus c’était toujours bon à prendre.

A l’heure actuelle, Naru a énormément de mal à se déplacer, elle perd l’équilibre par moment, ne bouge plus quand sa rotule gauche vient à se luxer. Elle refuse de manger ou de boire debout, je lui apporte à manger et je la fais boire après ses repas et quand je suis présent. Elle n’a plus envie de jouer, elle n’a plus la même envie de sortir, et une fois dehors elle n’ose pas marcher. Le petit muret d’à peine 10 centimètres et devenu infranchissable pour elle.

Dans les prochains jours je vais prendre un autre avis probablement à l’ENVA, à Strasbourg ou en Suisse, afin de donner le maximum de chance à Naru pour s’en sortir. On tentera la kiné à partir de Janvier si son état ne s’aggrave pas. En attendant on vie au jour le jour avec une épée de Damoclès au dessus de notre tête.

Naru

Ostéochondrite de la hanche : l’infiltration

Enfin après deux mois d’attente, et une annulation de rendez vous parce que le médecin m’avait posé un lapin, j’ai enfin fait mon infiltration dans la hanche dont le but était de déterminé si la douleur était articulaire ou péri articulaire. C’est à dire si ça vient de l’os ou des muscles et tendons qui l’entoure.

Je suis donc allé dans un hôpital parisien dans le 14 ème arrondissement, ou le rhumatologue exerce vu qu’il devait me voir après l’infiltration. Pour rappel l’infiltration c’est comme l’arthroscanner que j’ai passé il y a quelque temps. Vous êtes à poil on pique dans la hanche en vérifiant à l’aide de la radio que l’aiguille est bien dans la hanche. Là où le radiologue de l’arthroscanner avait été doux et calme, le médecin que j’ai vu a été une brute. J’ai limite été poignardé dans la hanche et le injections faites en une seconde chacune, et y en a trois. 5 minutes l’affaire était plié, mais la vache qu’est ce que j’ai mal alors que le but c’est supprimer la douleur. Pas très malin ce toubib :/

Après ça je suis allé voir le rhumatologue, qui a vérifié les douleurs lors de différents mouvements de la hanche. Miracle quasiment plus de douleur. La ou j’avais mal en pliant la jambe à 90° je peux la plier sans aucune douleur à plus 120° ! Incroyable, je n’en revenais pas.

Bilan des courses, la douleur est donc bien articulaire, dans deux à trois mois quand l’effet de l’infiltration sera totalement estompé le rhumatologue fera une nouvelle vérification des mouvements de la hanche et conseillera alors en fonction des résultats un type d’intervention chirurgicale.

L’ostéochondrite de la hanche : verdict du rhumatologue

Suite du grand périple de la hanche.

J’ai rencontré le professeur Lequesne imminent rhumatologue spécialisé dans les affections de la hanche. On lui doit plus de 300 publications sur la hanches dont des livres sur le traitement de la douleur de cette articulation. Ce monsieur d’un certain âge a conservé une certaine jeunesse et on est rapidement en confiance avec lui. J’ai tout de suite été impressionné par son sens du détails, les radios ont été examinés dans tous les sens et mesurés. Nous avons passé plus d’une heure ensemble, si ce n’est carrément 1 h 30.  Tout a été passé en revu, des antécédents chirurgicaux, à l’état actuel aussi bien physique que psychologique. La douleur évalué selon deux méthodes, la première l’échelle visuelle analogique c’est à dire le placement d’un curseur sur une règle en fonction de la douleur, et la deuxième méthode via l’indice algofonctionnel dit de… Lequesne.

Bon alors que dire après tout ça, un point qui m’agace quelque peu chez tout les médecins c’est qu’aucun n’a la même interprétation des images. Du coup on s’y perd un peu et c’est assez déroutant. A qui doit on faire confiance ? Ma tête me dit que l’interprétation du professeur Lequesne et ses 40 années d’expérience sur les douleurs de la hanche il ne peux pas se planter. D’un autre coté il me semble assez difficile de penser que le chirurgien ce soit trompé en me présentant son avis. Pour ce qui est du radiologue, peu importe, il n’est pas assez spécialisé pour évaluer un cas qualifié de « difficile » par le rhumatologue.

Quoi qu’il en soit, on a pas énormément avancé malgré tout à mon grand désespoir.

La prochaine étape et donc de prendre rendez vous avec le collègue radiologue du docteur Lequesne et lui même, afin de procéder à un bloc anesthésique et une infiltration pour évaluer si la douleur est soulagé par ce traitement temporaire. C’est assez simple, c’est la même procédure que pour l’arthroscanner sans la partie scanner mais avec l’injection d’un corticoïde directement dans l’articulation. On pourra alors en savoir plus, notamment si la douleur vient bien de l’articulation elle même et non plus des tissus périphérique comme les tendons.

En cas de confirmation de la douleur articulaire, le Professeur Lequesne propose une acétabuloplastie – à vos souhaits – visant à ré-axer le cotyle et limiter les frottements. C’est donc l’option de la chirurgie conservatrice qui serait retenue pour lui. Reste à faire cette examen et revoir le docteur Castelain (le chirurgien) et discuter avec lui des options possibles.

L’ostéochondrite de la hanche : l’arthroscanner et clinique Arago

Voila, maintenant quelques temps que j’ai les résultats de l’arthroscanner, mais j’attendais d’en avoir discuter avec les chirurgiens pour publier la suite de cette aventure.

Commençons par l’examen en lui même ça permettra surement à certains de savoir comment cela ce passe et de ne pas appréhender inutilement. Tout d’abord vous commencer par prendre rendez vous avec votre radiologue qui vous prescrira les produits à acheter. Il y en a deux, le produit de contraste et un anesthésique local. En effet vous allez subir une petite anesthésie pour limiter la douleur, ce n’est pas méchant, ça n’empêche pas de marcher par la suite ou de conduire, c’est juste pour ne pas sentir l’aiguille et l’injection du produit de contraste. Rentrons un peu dans les détails. Vous allez vous retrouver nu, oubliez votre pudeur un instant et à poil. Bon pas de panique on vous donnera quelque chose pour vous couvrir. Ensuite s’en suit un préparation assez longue, pas gênant vous êtes allongé, désinfection, pose d’un champs stérile, désinfection, cadrage de la radio puis c’est parti. L’anesthésie, comme l’a dit le radiologue : « Vous allez la sentir celle là ». En effet prenez une bonne inspiration et soufflez. Le plus dur est fait. Ensuite une fois que l’anesthésie a fait son effet, on injecte le produit de contraste progressivement tout en faisant une série de cliché. Une fois la radio réalisée, c’est maintenant au tour du scanner. Bon pas de folie on se lève doucement la jambe est un peu engourdie. Pour ma part on m’a demandé de faire quelque pas et de bien bouger l’articulation dans tous les sens pour que le produit se répande correctement. Direction le scanner, vous êtes allongé de nouveau, et là c’est l’affaire de 5 minutes même pas. Voila c’est fini, vous avez survécu.

Bon, passons au résultat de l’examen.

Premier point, aspect irrégulier et aplati de la tête du fémur, ensuite le grand classique du col du fémur raccourci. Là où on apprend des nouvelles choses c’est qu’il y a une fissure du bourrelet cotyloïdien. Cette fissure se caractérise par des douleurs au niveau de l’aine – ce qui est mon cas – ou sur le coté de la hanche au niveau du grand trochanter. Vous pourrez trouver plus d’informations sur vulgaris-médical. On confirme cette lésion par arthrographie mais ce n’est pas vraiment intéressant dans mon cas. On pourrait toujours réparer cette lésion pas arthroscopie mais pour quel résultat ? A mon avis pour pas grand chose vu que de toute façon cette lésion n’est qu’une partie du problème.

Le radiologue indique ensuite dans son compte rendu un aspect normal et régulier du cartilage d’encroutement. J’adore ce terme super sexy, déjà avec le bourrelet cotyloïdien on est pas gâté mais bon. En revanche le chirurgien n’est pas du tout d’accord avec cette interprétation des images, il note donc dans son compte rendu qu’il trouve un pincement antérieur du cartilage. C’est à dire une réduction de l’épaisseur du cartilage, c’est le signe de l’arthrose de l’articulation.

Alors que faire ? On a des données radiographiques, des symptômes, des traitements qui n’ont pas montré d’efficacité, il faut bien prendre une décision me dirait vous. Oui enfin doucement jeune gens, on est en train de parler de pose de prothèse de hanche, on parle pas de savoir si vous voulez ou pas l’option double fromage sur votre pizza.

Pour simplifier mes démarches j’ai donc décider de confier mon dossier au Docteur Castelain à la clinique Arago. Pourquoi ce choix ? J’ai un peu recoupé toutes les données qui m’était possible de trouver sur le net, du classement des offres de soins par les journalistes, à l’avis des autres patients que l’on peut éventuellement trouver sur le net, en passant par la réputation de la clinique par mon cercle de connaissances et enfin par une recherche sur les praticiens. Oui bon faut bien faire un choix, chacun ces paramètres pour le faire, j’ai eu un bon apriori sur ce praticien, j’ai donc pris rendez vous avec lui. Pour l’instant je suis clairement très satisfait de ce choix, j’ai trouvé une personne à l’écoute et répondant à mes questions. On a pris le temps de discuter de mon cas, et de son processus de décision face à ce cas quelque peu atypique.

Première étape prendre l’avis d’un rhumatologue, ce sera celui du professeur Lequesne, qui d’après mes recherches et clairement un grand spécialiste de ce type de douleur et qui plus est, est président d’honneur de la société de rhumatologie française. Je suis donc entre de bonnes mains. Ensuite avec l’avis de ce spécialiste nous nous reverrons pour faire le point et sur les solutions que l’on peut trouver, et enfin il soumettra le cas à ses confrères pour prendre la décision finale, une décision collégiale composé de chirurgien orthopédique qui permet d’avoir un avis fiable.

Vers quoi on s’oriente ? Le problème qu’a noté le médecin c’est clairement la différence de longueur « importante » entre les deux jambes, on arrive pratiquement à 3 centimètres, c’est beaucoup et ça bousille le rachis (la colonne vertébrale). Donc de son avis, la chirurgie conservatrice ne sera pas suffisante, il faudrait pour bien faire procéder à un allongement du fémur gauche, donc une autre intervention et pour toujours en revenir à la prothèse en fin de compte. Donc bon, clairement on s’oriente vers la prothèse. Maintenant c’est une question de temps. Comme je l’ai notifié à mon nouveau chirurgien je sors d’un épisode particulièrement douloureux de 6 mois, et j’appréhende grandement l’hiver prochain. Maintenant ni moi ni lui n’avons envie de mettre la charrue avant les boeufs. Donc nous allons suivre le processus décisionnel qui me semble très bien et nous verrons je pense courant septembre les options qui me sont offertes pour retrouver une vie « normale ».

Prochaine news quand j’aurais vu le professeur Lequesne ;)

L’ostéochondrite de la hanche : choix du traitement

Aujourd’hui rendez vous avec un premier chirurgien pour envisager sérieusement la possibilité d’une intervention chirurgicale pour réparer ce problème de séquelles suite à l’ostéochondrite de la hanche que j’ai eu à l’âge de deux ans. Je suis allé à la clinique de l’yvette voir le chirurgien qui m’avait été recommandé.

Je lui ai donc demandé ce que l’on pouvait faire pour soulager cette douleur qui va et vient comme bon lui semble. Sa réponse fut simple : « Vous connaissez déjà la réponse ». En effet pas trop de choix face à cette situation, nous avons donc discuté un long moment des possibilités de traitements pour mon cas mais également pour les générations futurs. Ca a été pour moi un très grand soulagement de pouvoir parler de ce problème à quelqu’un qui le comprend et qui a pu m’apporter des réponses. Comme je l’ai déjà dit, notamment lorsque j’ai pris la décision de donner mes organe en cas de décès, dans toute maladie le plus dur c’est l’attente et l’inconnu. Quand on sait où on va vous êtes soulager de milliers de questions qui se chamboulaient dans votre tête. Même si le verdict n’est pas celui que vous espériez on se sent mieux, en tout cas pour ma part je préfère y voir clair quitte à encaisser la mauvaise nouvelle.

Je vais essayer de vous retranscrire les grandes idées de cette conversation car elle peut intéresser d’autres personnes je pense.

Pour bien comprendre je vous fait un bref rappel des séquelles de la maladie. On compte, douleur de type arthrosante, blocage et inégalité de longueur du membre atteint. Le but est donc de résoudre le plus de problèmes en un seul coup et surtout pour le plus longtemps possible.

Commençons par le simple fait de poser une prothèse, d’un point de vue purement théorique les prothèses ne devraient être utilisées que chez des patients agés de plus de 65 ans. Du coup le chirurgien a été sans appel : « Vous serez toujours trop jeune. Vous pouvez attendre d’avoir 30 ans, mais vous serez tout simplement toujours trop jeune pour une prothèse. Ca ne sert donc à rien de prendre ce critère en ligne de compte, car jamais vous n’atteindrez l’age théorique de 65 ans avec votre hanche à moins de rester alité. » Au moins c’est clair, en effet il y a encore pas si longtemps on refusait de poser des prothèse chez des sujets jeunes, cette époque est révolue pour plusieurs raisons. La première c’est que nous sommes conscients qu’il y aura des progrès d’ici les vingts années de recul que l’on a pour l’instant, la seconde est plus subjective, n’est il tout pas simplement plus logique de poser une prothèse jeune et profiter de la vie maintenant que d’attendre 65 ans et finir ses jours en beauté. Pour moi la réponse est clair, je veux retrouver une vie normale, ça va du simple fait de pouvoir rester debout à pouvoir avoir des activités plus intimes sans souffrir. Et oui malheureusement, même dans l’intimité ce problème se fait connaitre, que ce soit par la douleur ou par les effets secondaires des antalgiques.

Une autre possibilité dont nous avons discuté, c’est de réparer les dommages visibles. C’est à dire élargir le cotyle et rafistoler la tête fémoral par arthroscopie. Malheureusement il n y a pas beaucoup de donnés sur la réussite de ce type d’interventions car elle est fait au cas par cas et les résultats sont très variables. De plus c’est une solution temporaire, et ça ne règle pas le problème d’inégalité de longueurs des membres. Pour se faire il faudrait une seconde intervention pour rallonger le fémur. C’est tout de même pas très réjouissant, surtout si c’est pour en revenir à la prothèse finalement.

Le choix de la prothèse semble donc une évidence, toutefois il faut prendre en compte un paramètre important, c’est que l’opération est sans possibilité de retour en arrière. Oui, ça semble une évidence, mais une fois la tête du fémur coupée ce sera trop tard pour faire machine arrière. Pourquoi vouloir faire machine arrière ? Il y a un aspect psychologique indéniable dans ce choix il faut accepter de se faire « amputer » une partie du corps pour se retrouver avec un instrument étranger à la place. Un peu comme les greffés qui doivent accepter de vivre avec l’organe d’un autre. On a pas tous la même approche de ce sujet, surtout quand on est pas face au mur.

Pour l’instant je pense très clairement à la prothèse mais je le ferais que si je suis bien entouré et dans de bonnes dispositions psychologiques.

Nous avons également abordé les possibilités de traitements dans le futur. Ces hypothèses de traitement reste réservé au sujet ayant déclarer la maladie mais n’ayant pas ou peu de séquelles. On peut imaginer ainsi que dans un futur pas si lointain on puisse remodeler ou renforcer la hanche par des nano structures ou via des thérapeutiques très ciblées. Toutefois dans le cas des séquelles déclarées comme moi il n’y a plus de matière à remodeler ou à transformer, la nécrose a gagné la bataille il y a bien longtemps.

Pour avancer sur le sujet je vais passer un examen que j’adore (sarcasme), un arthroscanner avec injection de produit de contraste. C’est un examen plus ou moins douloureux en fonction des personnes mais qui a l’avantage de nous donner une vue nettement plus précise de l’articulation qu’avec une simple radio.

Voila je vous tiendrais au courant des résultats de cet examen et des possibilités que nous aurons à ce moment là.

L’ostéochondrite de la hanche

J’entame ici une série de publication sur l’ostéochondrite de la hanche, et plus particulièrement sur les traitements des séquelles de cette maladie lorsque elle n’a pas été traitée, mal traitée, ou tout simplement non détectée à temps.

Bon pour commencer on va faire un rapide cours d’anatomie. La hanche est une articulation elle se compose de deux os, l’os iliaque et le fémur. Vous inquiétez pas on va pas faire trop compliquer. Ce qu’il faut savoir à mon sens sur cette articulation c’est que la tête du fémur vient s’emboiter dans le cotyle. Une petite image pour bien comprendre.

La hanche

La hanche

Cette articulation est probablement une des plus importante de notre corps étant donné qu’elle supporte le poids de notre corps. Hop hop on comment pas à chipoter sur la moitié du poids parce que y a deux hanches auxquels il faut soustraire le poids des jambes, ça va bien hein. C’est moi qui écrit donc on va dire que ça supporte tout le poids du corps. Donc quand cette articulation est saine, c’est simple, la tête du fémur vient pivoter dans le cotyle ce qui nous permet de marcher, de courir, pour certains de faire des grands écarts et j’en passe.

On en vient donc à l’ostéochondrite primitive de la hanche également appelé maladie de Legg-Calve-Perthes mais bon courage pour vous souvenir des noms. Faisons simple, pour une raison que l’on ignore ou que l’on comprend mal, la tête du fémur va se nécroser, c’est à dire qu’elle va mourir, et de fait l’os va déformer voire se casser. Cette maladie touche généralement les garçons on ne va pas rentrer dans les statistiques, c’est une maladie qui est plus ou moins héréditaire mais on ne sait pas trop comment, vos enfants du sexe masculin ont une chance sur 750 de contracter la maladie et pour les filles une chance sur 3700.Vous l’aurez compris c’est une maladie très connu et pourtant on ignore quasiment tout de son origine.

La maladie se déclare généralement entre 8 et 10 ans par des épisodes de boiteries douloureuses avec une projection dans le genou, c’est à dire que le genou est douloureux. A ce titre si vous avez mal à la hanche la douleur peu descendre dans le genou. En revanche si vous avez mal au genou, la douleur ne remonte pas dans l’articulation supérieur. La maladie peut se déclencher plus tôt à partir de 4 ans, dans mon cas j’ai été très précoce étant donné qu’on m’a diagnostiqué la maladie à l’age de deux ans.

Le traitement à l’heure actuelle consiste à immobiliser le bassin et à mettre le membre laisé en traction. C’est à dire qu’on vous attache à un lit avec un poids . C’est pas très réjouissant comme traitement, ca nécessite une hospitalisation de longue durée, mais ça marche. Tout du moins ca limite la casse et en général on peut vivre avec les lésions minimes si la maladie a été prise à temps.

Maintenant on va s’intéresser à ceux, qui comme moi, n’ont pas été traité. Déjà pourquoi on a pas traité ? Et ensuite que se passe t’il ?

Alors la raison de l’absence de traitement est dû à plusieurs facteurs. Le moins probable c’est que c’est passé inaperçu, ensuite vient le refus des parents de faire subir à leur enfant une hospitalisation longue et contraignante, et enfin pour les sujets les plus jeunes comme moi, en l’occurrence le professeur … non pas de diffamation … avait tout simplement estimé qu’il y avait 99% de chance que la croissance corrige le tir. Pas de bol ça a pas marché.

Alors qu’est ce que ça donne, je vais essayer de vous expliquer ce que vit un enfant qui a une ostéochondrite non traitée. C’est simple, on lui demande de ne pas vivre à peu de choses près, c’est à dire qu’il est interdit de courir, de sauter, la plupart des sports sont interdits à l’exception du vélo et de la natation à condition de faire du crawl. Autant vous dire que c’est impossible pour un enfant de s’y tenir. Donc pour ma part je n’ai pas tout respecté à la lettre, est ce que ça aurait été moins grave si j’avais tout bien fait j’en doute.

Les conséquences sont relativement simple, on empire les choses, et on a mal. La solution qui se présente alors sont les anti inflammatoires et les antalgiques, on parle de perte de poids pour les personnes en surcharge, et si ça ne suffit pas c’est le passage par la case chirurgie pour une prothèse totale de hanche (PTH).

Voila, vous avez ici un apercçu de la maladie, le prochain épisode sera consacré aux traitements médicamenteux, puis ensuite viendront avec le temps les épisodes sur la chirurgie car moi j’en suis à cette étape là.

Quoi de neuf ?

Quoi de neuf depuis tout ce temps,  le temps passe et finalement tenir un blog à jour n’est pas une mince affaire.

Ce que l’on peut dire, c’est que depuis Janvier je partage ma vie avec Naru, une petite chienne Akita Inu qui maintenant approche de ses 8 mois. Ca a été une des premières décision que j’ai prise après mon accident, c’est de vivre les « rêves » que je pouvais assouvir. Après avoir « survécu » aux sangliers, je me suis dit que toutes les contraintes liées à la présence d’un animal, tel que le sortir quand il pleut, ramasser ses crottes et j’en passe, me semblait bien dérisoire désormais.

Naru

Naru le plus beau des petits chiens

Quoi d’autres, fini les séances de kiné, après 115 séances de 2 heures j’ai récupérer ma cheville, mes genoux, mon poignet et ma main. Il persiste néanmoins des séquelles douloureuses mais qui sont supportables et il faudra s’y faire elles sont là et même si ça a tendance à me faire ressasser l’accident, je préfère ça que d’être entre des planches.

Continuons dans le médical, où j’ouvre un nouveau chapitre qui va durer quelques temps aussi, mais que je vais essayer de détailler au maximum pour les gens souffrant de la même pathologie que moi et qui cherchent des réponses qui sont inexistantes à l’heure actuelle sur le web. De quoi je parle ? Je parle des séquelles de l’ostéochondrite primitive de la hanche que j’ai eu à l’age de deux ans. Qu’est ce que c’est ? C’est une nécrose de la tête du fémur, dans mon cas la maladie a été non traitée je reviendrais la dessus plus en détails plus tard, mais cette maladie infantile à déformer la tête de mon fémur qui du coup frotte contre le cotile (là où s’emboite le fémur dans le bassin). Pour ceux qui sont intéressé pas la médecine rendez vous bientôt pour les explications.

Du coté pro, Opal CMS a emmenagé dans des locaux sur le pars d’activité de courtaboeuf au sein du complexe SILIC. Nous disposons de 117m² pour travailler, nous les partageons avec Frianbiz société dirigé entre autre par un ancien de mes apprentis Frédéric Salley. Quoi d’autres ? Alors que je travaillais pour Canal+ au moment de mon accident, nous avons pu signer un contrat avec Orange pour branche Cinéma Séries afin de faire du SEO (Conseil en référencement). Je suis très content de cette collaboration, elle ne fut pas des plus évidente je n’avais pas l’habitude de travailler avec autant d’interlocuteur, notamment avec les prestataires externes du client, ce fut une expérience très enrichissante. Nous travaillons actuellement sur un nouveau projet qui verra le jour en septembre, comme d’habitude tant que les projets de nos clients ne sont pas lancés pas un mot dessus.

Voila, je vais reprendre le blog notamment pour les informations médicales mais aussi pour des reflexions plus large comme je l’avais déjà fait à propos de Google, ou d’internet comme outil de socialisation. Un sujet que je n’ai jamais abordé ici c’est la photographie également peut être que je lancerais le sujet, je n’ai pas non plus parlé de motion design, ou autre mais je vais essayer de me forcer.

Ah bah oui il est cassé

Et oui ça y est le diagnostique est tombé j’avais des raisons d’avoir mal au poignet et au doigt. Le poignet était en fait cassé et il y avait bien une entorse du doigt – l’index, ennuyeux quand on bosse dans l’informatique – do coup direction la kiné à la clinique de l’yvette spécialisé dans les pathologies de la main pour 15 séances de kiné pour remuscler la main – oui ma sœur de 15 ans à plus de force que moi maintenant – et soulager les douleurs. 15 séances qui durent de 1h30 à 2h à raisons de 3 par semaines ça va me prendre du temps.

Entre temps j’ai consulté un neurologue pour pour des maux de têtes persistants couplé à des migraines et des troubles de la mémoires. Cette fois politique très différentes, IRM, echo doppler et test de mémoire. Rien à l’IRM, ni à l’echo d’après les radiologues en revanche au niveau du test de mémoire j’ai eu le droit à une première constatation, « Votre mémoire est intact, mais vous avez des difficultés à y accéder, ça peut transitoire à cause des médicaments ou les temps que le cerveau se remette en ordre de marche ». Du coup je galère un peu à retrouver certains événements récent il va falloir que je fasse travailler ma mémoire à coup de nintendo DS et de programme d’entrainement cérébral pour remettre ma tête en état de fonctionner.

Côté assurance, toujours pas un centime de versé, toujours pas de procès verbal reçu le grand néant.

Quoi qu’il en soit j’ai nettement plus le moral qu’avant, la pêche est revenue – oui bon encore quelque coup de barre par moment – et le boulot devrait reprendre en janvier avec de belles nouveautés pour ma société.

Sur ce je vous souhaite une bonne continuation à tous et à bientôt à ceux que j’ai pas encore vu ;)

Coup de gueule : les médecins nous font perdre un temps précieux

Un véritable coup de gueule contre les médecins et leur théorie du ça va passer, surtout après un accident de moto. Je vous fais le topo.

Moi arrivé à l’hosto plaie à l’index droit assez profonde, suite à la glissade de 80 mètres sur le bitume. Doigt, gonflé et douloureux. Résultat, rentrez chez vous monsieur, y a rien à la radio.

Deux semaines plus tard lors de la visite de contrôle de ma cheville, je réitère ma demande de prise en charge pour ce doigt et la douleur qui s’étend désormais au poignet et aux doigts adjacents. Résultat je vous le donne dans le mile, rentrez chez vous monsieur ça va passer.

Deux semaine s’écoule je passe chez mon médecin généraliste pour lui signaler que ma cheville est très douloureuse et gonflée et que je n’arrive pas à marcher sans l’attelle comme on me l’avait pourtant assuré au rendez vous précédent. J’en profite pour signaler ma douleur persistante au poignet et aux doigt, surtout l’index. Résultat panoplie d’anti douleur et un gentil, merci d’être venu, rentrez chez vous ca va passer.

Deux semaines de plus je n’en peux plus je décide de prendre rendez vous dans une clinique du réseau sos mains qui prend en charge les pathologies de la main. Le rendez vous est fixé à plus d’une semaine après. J’y vais sans plus d’espoir que étant donné que si il n’y a rien sur les radios on va me prescrire des examens complémentaires. J’y vais, résultat, faites un arthroscanner pour voir ce qu’il peut y avoir au poignet.

Oui mais docteur moi c’est sourtout à l’index que j’ai mal et pourtant je bouffe 240mg de codéine par 24heures combinné à 4grammes de paracétamol. Je peux pas aller au dessus je suis au max et j’ai mal.

Résultat, attention … roulement de tambour … ah bas faudra peut être faire de la kiné, mais on verra ça plus tard faut d’abord vérifier qu’il n’y ai rien au poignet.

Arthroscanner dans deux semaines.

Je vous donne dans le mile mon sentiment. Sous un prétexte que j’ignore peut être celui de faire des économies à la sécu (je n’y suis pas affilié je suis travailleur indépendant) on prend en charge les accidentés de la route comme des gens qui sont tombées sur un trotoir. Oui je le dit tout de go et sans détour, on se fout véritablement de notre gueule, en tout cas de la mienne.

Petit bilan 8 semaines que j’ai mal au doigt et je peux vous assurer que l’index en compote ca vous pourri bien la vie. Je n’aurai les résultats des examens que dans mini deux semaines, plus le temps d’avoir un rendez vous, disons au mieux dans la semaine qui suit l’examen si je m’y prend maintenant, plus le temps d’avoir un rendez vous chez le kiné. Résultat : 11 semaines au bas mot pour une prise en charge suite à un accident de la route.

Je me demande sérieusement comment va se finir cette histoire… Quoi qu’il en soit je suis épuisé psychologiquement par ces douleurs et cette infirmité qui ne fait que vous rappeller que vous avez manqué d’y passer de près.