Médecine
L’ostéochondrite de la hanche : l’arthroscanner et clinique Arago
0Voila, maintenant quelques temps que j’ai les résultats de l’arthroscanner, mais j’attendais d’en avoir discuter avec les chirurgiens pour publier la suite de cette aventure.
Commençons par l’examen en lui même ça permettra surement à certains de savoir comment cela ce passe et de ne pas appréhender inutilement. Tout d’abord vous commencer par prendre rendez vous avec votre radiologue qui vous prescrira les produits à acheter. Il y en a deux, le produit de contraste et un anesthésique local. En effet vous allez subir une petite anesthésie pour limiter la douleur, ce n’est pas méchant, ça n’empêche pas de marcher par la suite ou de conduire, c’est juste pour ne pas sentir l’aiguille et l’injection du produit de contraste. Rentrons un peu dans les détails. Vous allez vous retrouver nu, oubliez votre pudeur un instant et à poil. Bon pas de panique on vous donnera quelque chose pour vous couvrir. Ensuite s’en suit un préparation assez longue, pas gênant vous êtes allongé, désinfection, pose d’un champs stérile, désinfection, cadrage de la radio puis c’est parti. L’anesthésie, comme l’a dit le radiologue : « Vous allez la sentir celle là ». En effet prenez une bonne inspiration et soufflez. Le plus dur est fait. Ensuite une fois que l’anesthésie a fait son effet, on injecte le produit de contraste progressivement tout en faisant une série de cliché. Une fois la radio réalisée, c’est maintenant au tour du scanner. Bon pas de folie on se lève doucement la jambe est un peu engourdie. Pour ma part on m’a demandé de faire quelque pas et de bien bouger l’articulation dans tous les sens pour que le produit se répande correctement. Direction le scanner, vous êtes allongé de nouveau, et là c’est l’affaire de 5 minutes même pas. Voila c’est fini, vous avez survécu.
Bon, passons au résultat de l’examen.
Premier point, aspect irrégulier et aplati de la tête du fémur, ensuite le grand classique du col du fémur raccourci. Là où on apprend des nouvelles choses c’est qu’il y a une fissure du bourrelet cotyloïdien. Cette fissure se caractérise par des douleurs au niveau de l’aine – ce qui est mon cas – ou sur le coté de la hanche au niveau du grand trochanter. Vous pourrez trouver plus d’informations sur vulgaris-médical. On confirme cette lésion par arthrographie mais ce n’est pas vraiment intéressant dans mon cas. On pourrait toujours réparer cette lésion pas arthroscopie mais pour quel résultat ? A mon avis pour pas grand chose vu que de toute façon cette lésion n’est qu’une partie du problème.
Le radiologue indique ensuite dans son compte rendu un aspect normal et régulier du cartilage d’encroutement. J’adore ce terme super sexy, déjà avec le bourrelet cotyloïdien on est pas gâté mais bon. En revanche le chirurgien n’est pas du tout d’accord avec cette interprétation des images, il note donc dans son compte rendu qu’il trouve un pincement antérieur du cartilage. C’est à dire une réduction de l’épaisseur du cartilage, c’est le signe de l’arthrose de l’articulation.
Alors que faire ? On a des données radiographiques, des symptômes, des traitements qui n’ont pas montré d’efficacité, il faut bien prendre une décision me dirait vous. Oui enfin doucement jeune gens, on est en train de parler de pose de prothèse de hanche, on parle pas de savoir si vous voulez ou pas l’option double fromage sur votre pizza.
Pour simplifier mes démarches j’ai donc décider de confier mon dossier au Docteur Castelain à la clinique Arago. Pourquoi ce choix ? J’ai un peu recoupé toutes les données qui m’était possible de trouver sur le net, du classement des offres de soins par les journalistes, à l’avis des autres patients que l’on peut éventuellement trouver sur le net, en passant par la réputation de la clinique par mon cercle de connaissances et enfin par une recherche sur les praticiens. Oui bon faut bien faire un choix, chacun ces paramètres pour le faire, j’ai eu un bon apriori sur ce praticien, j’ai donc pris rendez vous avec lui. Pour l’instant je suis clairement très satisfait de ce choix, j’ai trouvé une personne à l’écoute et répondant à mes questions. On a pris le temps de discuter de mon cas, et de son processus de décision face à ce cas quelque peu atypique.
Première étape prendre l’avis d’un rhumatologue, ce sera celui du professeur Lequesne, qui d’après mes recherches et clairement un grand spécialiste de ce type de douleur et qui plus est, est président d’honneur de la société de rhumatologie française. Je suis donc entre de bonnes mains. Ensuite avec l’avis de ce spécialiste nous nous reverrons pour faire le point et sur les solutions que l’on peut trouver, et enfin il soumettra le cas à ses confrères pour prendre la décision finale, une décision collégiale composé de chirurgien orthopédique qui permet d’avoir un avis fiable.
Vers quoi on s’oriente ? Le problème qu’a noté le médecin c’est clairement la différence de longueur « importante » entre les deux jambes, on arrive pratiquement à 3 centimètres, c’est beaucoup et ça bousille le rachis (la colonne vertébrale). Donc de son avis, la chirurgie conservatrice ne sera pas suffisante, il faudrait pour bien faire procéder à un allongement du fémur gauche, donc une autre intervention et pour toujours en revenir à la prothèse en fin de compte. Donc bon, clairement on s’oriente vers la prothèse. Maintenant c’est une question de temps. Comme je l’ai notifié à mon nouveau chirurgien je sors d’un épisode particulièrement douloureux de 6 mois, et j’appréhende grandement l’hiver prochain. Maintenant ni moi ni lui n’avons envie de mettre la charrue avant les boeufs. Donc nous allons suivre le processus décisionnel qui me semble très bien et nous verrons je pense courant septembre les options qui me sont offertes pour retrouver une vie « normale ».
Prochaine news quand j’aurais vu le professeur Lequesne ;)
L’ostéochondrite de la hanche : choix du traitement
0Aujourd’hui rendez vous avec un premier chirurgien pour envisager sérieusement la possibilité d’une intervention chirurgicale pour réparer ce problème de séquelles suite à l’ostéochondrite de la hanche que j’ai eu à l’âge de deux ans. Je suis allé à la clinique de l’yvette voir le chirurgien qui m’avait été recommandé.
Je lui ai donc demandé ce que l’on pouvait faire pour soulager cette douleur qui va et vient comme bon lui semble. Sa réponse fut simple : « Vous connaissez déjà la réponse ». En effet pas trop de choix face à cette situation, nous avons donc discuté un long moment des possibilités de traitements pour mon cas mais également pour les générations futurs. Ca a été pour moi un très grand soulagement de pouvoir parler de ce problème à quelqu’un qui le comprend et qui a pu m’apporter des réponses. Comme je l’ai déjà dit, notamment lorsque j’ai pris la décision de donner mes organe en cas de décès, dans toute maladie le plus dur c’est l’attente et l’inconnu. Quand on sait où on va vous êtes soulager de milliers de questions qui se chamboulaient dans votre tête. Même si le verdict n’est pas celui que vous espériez on se sent mieux, en tout cas pour ma part je préfère y voir clair quitte à encaisser la mauvaise nouvelle.
Je vais essayer de vous retranscrire les grandes idées de cette conversation car elle peut intéresser d’autres personnes je pense.
Pour bien comprendre je vous fait un bref rappel des séquelles de la maladie. On compte, douleur de type arthrosante, blocage et inégalité de longueur du membre atteint. Le but est donc de résoudre le plus de problèmes en un seul coup et surtout pour le plus longtemps possible.
Commençons par le simple fait de poser une prothèse, d’un point de vue purement théorique les prothèses ne devraient être utilisées que chez des patients agés de plus de 65 ans. Du coup le chirurgien a été sans appel : « Vous serez toujours trop jeune. Vous pouvez attendre d’avoir 30 ans, mais vous serez tout simplement toujours trop jeune pour une prothèse. Ca ne sert donc à rien de prendre ce critère en ligne de compte, car jamais vous n’atteindrez l’age théorique de 65 ans avec votre hanche à moins de rester alité. » Au moins c’est clair, en effet il y a encore pas si longtemps on refusait de poser des prothèse chez des sujets jeunes, cette époque est révolue pour plusieurs raisons. La première c’est que nous sommes conscients qu’il y aura des progrès d’ici les vingts années de recul que l’on a pour l’instant, la seconde est plus subjective, n’est il tout pas simplement plus logique de poser une prothèse jeune et profiter de la vie maintenant que d’attendre 65 ans et finir ses jours en beauté. Pour moi la réponse est clair, je veux retrouver une vie normale, ça va du simple fait de pouvoir rester debout à pouvoir avoir des activités plus intimes sans souffrir. Et oui malheureusement, même dans l’intimité ce problème se fait connaitre, que ce soit par la douleur ou par les effets secondaires des antalgiques.
Une autre possibilité dont nous avons discuté, c’est de réparer les dommages visibles. C’est à dire élargir le cotyle et rafistoler la tête fémoral par arthroscopie. Malheureusement il n y a pas beaucoup de donnés sur la réussite de ce type d’interventions car elle est fait au cas par cas et les résultats sont très variables. De plus c’est une solution temporaire, et ça ne règle pas le problème d’inégalité de longueurs des membres. Pour se faire il faudrait une seconde intervention pour rallonger le fémur. C’est tout de même pas très réjouissant, surtout si c’est pour en revenir à la prothèse finalement.
Le choix de la prothèse semble donc une évidence, toutefois il faut prendre en compte un paramètre important, c’est que l’opération est sans possibilité de retour en arrière. Oui, ça semble une évidence, mais une fois la tête du fémur coupée ce sera trop tard pour faire machine arrière. Pourquoi vouloir faire machine arrière ? Il y a un aspect psychologique indéniable dans ce choix il faut accepter de se faire « amputer » une partie du corps pour se retrouver avec un instrument étranger à la place. Un peu comme les greffés qui doivent accepter de vivre avec l’organe d’un autre. On a pas tous la même approche de ce sujet, surtout quand on est pas face au mur.
Pour l’instant je pense très clairement à la prothèse mais je le ferais que si je suis bien entouré et dans de bonnes dispositions psychologiques.
Nous avons également abordé les possibilités de traitements dans le futur. Ces hypothèses de traitement reste réservé au sujet ayant déclarer la maladie mais n’ayant pas ou peu de séquelles. On peut imaginer ainsi que dans un futur pas si lointain on puisse remodeler ou renforcer la hanche par des nano structures ou via des thérapeutiques très ciblées. Toutefois dans le cas des séquelles déclarées comme moi il n’y a plus de matière à remodeler ou à transformer, la nécrose a gagné la bataille il y a bien longtemps.
Pour avancer sur le sujet je vais passer un examen que j’adore (sarcasme), un arthroscanner avec injection de produit de contraste. C’est un examen plus ou moins douloureux en fonction des personnes mais qui a l’avantage de nous donner une vue nettement plus précise de l’articulation qu’avec une simple radio.
Voila je vous tiendrais au courant des résultats de cet examen et des possibilités que nous aurons à ce moment là.
L’ostéochondrite de la hanche
4J’entame ici une série de publication sur l’ostéochondrite de la hanche, et plus particulièrement sur les traitements des séquelles de cette maladie lorsque elle n’a pas été traitée, mal traitée, ou tout simplement non détectée à temps.
Bon pour commencer on va faire un rapide cours d’anatomie. La hanche est une articulation elle se compose de deux os, l’os iliaque et le fémur. Vous inquiétez pas on va pas faire trop compliquer. Ce qu’il faut savoir à mon sens sur cette articulation c’est que la tête du fémur vient s’emboiter dans le cotyle. Une petite image pour bien comprendre.

La hanche
Cette articulation est probablement une des plus importante de notre corps étant donné qu’elle supporte le poids de notre corps. Hop hop on comment pas à chipoter sur la moitié du poids parce que y a deux hanches auxquels il faut soustraire le poids des jambes, ça va bien hein. C’est moi qui écrit donc on va dire que ça supporte tout le poids du corps. Donc quand cette articulation est saine, c’est simple, la tête du fémur vient pivoter dans le cotyle ce qui nous permet de marcher, de courir, pour certains de faire des grands écarts et j’en passe.
On en vient donc à l’ostéochondrite primitive de la hanche également appelé maladie de Legg-Calve-Perthes mais bon courage pour vous souvenir des noms. Faisons simple, pour une raison que l’on ignore ou que l’on comprend mal, la tête du fémur va se nécroser, c’est à dire qu’elle va mourir, et de fait l’os va déformer voire se casser. Cette maladie touche généralement les garçons on ne va pas rentrer dans les statistiques, c’est une maladie qui est plus ou moins héréditaire mais on ne sait pas trop comment, vos enfants du sexe masculin ont une chance sur 750 de contracter la maladie et pour les filles une chance sur 3700.Vous l’aurez compris c’est une maladie très connu et pourtant on ignore quasiment tout de son origine.
La maladie se déclare généralement entre 8 et 10 ans par des épisodes de boiteries douloureuses avec une projection dans le genou, c’est à dire que le genou est douloureux. A ce titre si vous avez mal à la hanche la douleur peu descendre dans le genou. En revanche si vous avez mal au genou, la douleur ne remonte pas dans l’articulation supérieur. La maladie peut se déclencher plus tôt à partir de 4 ans, dans mon cas j’ai été très précoce étant donné qu’on m’a diagnostiqué la maladie à l’age de deux ans.
Le traitement à l’heure actuelle consiste à immobiliser le bassin et à mettre le membre laisé en traction. C’est à dire qu’on vous attache à un lit avec un poids . C’est pas très réjouissant comme traitement, ca nécessite une hospitalisation de longue durée, mais ça marche. Tout du moins ca limite la casse et en général on peut vivre avec les lésions minimes si la maladie a été prise à temps.
Maintenant on va s’intéresser à ceux, qui comme moi, n’ont pas été traité. Déjà pourquoi on a pas traité ? Et ensuite que se passe t’il ?
Alors la raison de l’absence de traitement est dû à plusieurs facteurs. Le moins probable c’est que c’est passé inaperçu, ensuite vient le refus des parents de faire subir à leur enfant une hospitalisation longue et contraignante, et enfin pour les sujets les plus jeunes comme moi, en l’occurrence le professeur … non pas de diffamation … avait tout simplement estimé qu’il y avait 99% de chance que la croissance corrige le tir. Pas de bol ça a pas marché.
Alors qu’est ce que ça donne, je vais essayer de vous expliquer ce que vit un enfant qui a une ostéochondrite non traitée. C’est simple, on lui demande de ne pas vivre à peu de choses près, c’est à dire qu’il est interdit de courir, de sauter, la plupart des sports sont interdits à l’exception du vélo et de la natation à condition de faire du crawl. Autant vous dire que c’est impossible pour un enfant de s’y tenir. Donc pour ma part je n’ai pas tout respecté à la lettre, est ce que ça aurait été moins grave si j’avais tout bien fait j’en doute.
Les conséquences sont relativement simple, on empire les choses, et on a mal. La solution qui se présente alors sont les anti inflammatoires et les antalgiques, on parle de perte de poids pour les personnes en surcharge, et si ça ne suffit pas c’est le passage par la case chirurgie pour une prothèse totale de hanche (PTH).
Voila, vous avez ici un apercçu de la maladie, le prochain épisode sera consacré aux traitements médicamenteux, puis ensuite viendront avec le temps les épisodes sur la chirurgie car moi j’en suis à cette étape là.
Quoi de neuf ?
0Quoi de neuf depuis tout ce temps, le temps passe et finalement tenir un blog à jour n’est pas une mince affaire.
Ce que l’on peut dire, c’est que depuis Janvier je partage ma vie avec Naru, une petite chienne Akita Inu qui maintenant approche de ses 8 mois. Ca a été une des premières décision que j’ai prise après mon accident, c’est de vivre les « rêves » que je pouvais assouvir. Après avoir « survécu » aux sangliers, je me suis dit que toutes les contraintes liées à la présence d’un animal, tel que le sortir quand il pleut, ramasser ses crottes et j’en passe, me semblait bien dérisoire désormais.

Naru le plus beau des petits chiens
Quoi d’autres, fini les séances de kiné, après 115 séances de 2 heures j’ai récupérer ma cheville, mes genoux, mon poignet et ma main. Il persiste néanmoins des séquelles douloureuses mais qui sont supportables et il faudra s’y faire elles sont là et même si ça a tendance à me faire ressasser l’accident, je préfère ça que d’être entre des planches.
Continuons dans le médical, où j’ouvre un nouveau chapitre qui va durer quelques temps aussi, mais que je vais essayer de détailler au maximum pour les gens souffrant de la même pathologie que moi et qui cherchent des réponses qui sont inexistantes à l’heure actuelle sur le web. De quoi je parle ? Je parle des séquelles de l’ostéochondrite primitive de la hanche que j’ai eu à l’age de deux ans. Qu’est ce que c’est ? C’est une nécrose de la tête du fémur, dans mon cas la maladie a été non traitée je reviendrais la dessus plus en détails plus tard, mais cette maladie infantile à déformer la tête de mon fémur qui du coup frotte contre le cotile (là où s’emboite le fémur dans le bassin). Pour ceux qui sont intéressé pas la médecine rendez vous bientôt pour les explications.
Du coté pro, Opal CMS a emmenagé dans des locaux sur le pars d’activité de courtaboeuf au sein du complexe SILIC. Nous disposons de 117m² pour travailler, nous les partageons avec Frianbiz société dirigé entre autre par un ancien de mes apprentis Frédéric Salley. Quoi d’autres ? Alors que je travaillais pour Canal+ au moment de mon accident, nous avons pu signer un contrat avec Orange pour branche Cinéma Séries afin de faire du SEO (Conseil en référencement). Je suis très content de cette collaboration, elle ne fut pas des plus évidente je n’avais pas l’habitude de travailler avec autant d’interlocuteur, notamment avec les prestataires externes du client, ce fut une expérience très enrichissante. Nous travaillons actuellement sur un nouveau projet qui verra le jour en septembre, comme d’habitude tant que les projets de nos clients ne sont pas lancés pas un mot dessus.
Voila, je vais reprendre le blog notamment pour les informations médicales mais aussi pour des reflexions plus large comme je l’avais déjà fait à propos de Google, ou d’internet comme outil de socialisation. Un sujet que je n’ai jamais abordé ici c’est la photographie également peut être que je lancerais le sujet, je n’ai pas non plus parlé de motion design, ou autre mais je vais essayer de me forcer.
Ah bah oui il est cassé
0Et oui ça y est le diagnostique est tombé j’avais des raisons d’avoir mal au poignet et au doigt. Le poignet était en fait cassé et il y avait bien une entorse du doigt – l’index, ennuyeux quand on bosse dans l’informatique – do coup direction la kiné à la clinique de l’yvette spécialisé dans les pathologies de la main pour 15 séances de kiné pour remuscler la main – oui ma sœur de 15 ans à plus de force que moi maintenant – et soulager les douleurs. 15 séances qui durent de 1h30 à 2h à raisons de 3 par semaines ça va me prendre du temps.
Entre temps j’ai consulté un neurologue pour pour des maux de têtes persistants couplé à des migraines et des troubles de la mémoires. Cette fois politique très différentes, IRM, echo doppler et test de mémoire. Rien à l’IRM, ni à l’echo d’après les radiologues en revanche au niveau du test de mémoire j’ai eu le droit à une première constatation, « Votre mémoire est intact, mais vous avez des difficultés à y accéder, ça peut transitoire à cause des médicaments ou les temps que le cerveau se remette en ordre de marche ». Du coup je galère un peu à retrouver certains événements récent il va falloir que je fasse travailler ma mémoire à coup de nintendo DS et de programme d’entrainement cérébral pour remettre ma tête en état de fonctionner.
Côté assurance, toujours pas un centime de versé, toujours pas de procès verbal reçu le grand néant.
Quoi qu’il en soit j’ai nettement plus le moral qu’avant, la pêche est revenue – oui bon encore quelque coup de barre par moment – et le boulot devrait reprendre en janvier avec de belles nouveautés pour ma société.
Sur ce je vous souhaite une bonne continuation à tous et à bientôt à ceux que j’ai pas encore vu ;)
Coup de gueule : les médecins nous font perdre un temps précieux
0Un véritable coup de gueule contre les médecins et leur théorie du ça va passer, surtout après un accident de moto. Je vous fais le topo.
Moi arrivé à l’hosto plaie à l’index droit assez profonde, suite à la glissade de 80 mètres sur le bitume. Doigt, gonflé et douloureux. Résultat, rentrez chez vous monsieur, y a rien à la radio.
Deux semaines plus tard lors de la visite de contrôle de ma cheville, je réitère ma demande de prise en charge pour ce doigt et la douleur qui s’étend désormais au poignet et aux doigts adjacents. Résultat je vous le donne dans le mile, rentrez chez vous monsieur ça va passer.
Deux semaine s’écoule je passe chez mon médecin généraliste pour lui signaler que ma cheville est très douloureuse et gonflée et que je n’arrive pas à marcher sans l’attelle comme on me l’avait pourtant assuré au rendez vous précédent. J’en profite pour signaler ma douleur persistante au poignet et aux doigt, surtout l’index. Résultat panoplie d’anti douleur et un gentil, merci d’être venu, rentrez chez vous ca va passer.
Deux semaines de plus je n’en peux plus je décide de prendre rendez vous dans une clinique du réseau sos mains qui prend en charge les pathologies de la main. Le rendez vous est fixé à plus d’une semaine après. J’y vais sans plus d’espoir que étant donné que si il n’y a rien sur les radios on va me prescrire des examens complémentaires. J’y vais, résultat, faites un arthroscanner pour voir ce qu’il peut y avoir au poignet.
Oui mais docteur moi c’est sourtout à l’index que j’ai mal et pourtant je bouffe 240mg de codéine par 24heures combinné à 4grammes de paracétamol. Je peux pas aller au dessus je suis au max et j’ai mal.
Résultat, attention … roulement de tambour … ah bas faudra peut être faire de la kiné, mais on verra ça plus tard faut d’abord vérifier qu’il n’y ai rien au poignet.
Arthroscanner dans deux semaines.
Je vous donne dans le mile mon sentiment. Sous un prétexte que j’ignore peut être celui de faire des économies à la sécu (je n’y suis pas affilié je suis travailleur indépendant) on prend en charge les accidentés de la route comme des gens qui sont tombées sur un trotoir. Oui je le dit tout de go et sans détour, on se fout véritablement de notre gueule, en tout cas de la mienne.
Petit bilan 8 semaines que j’ai mal au doigt et je peux vous assurer que l’index en compote ca vous pourri bien la vie. Je n’aurai les résultats des examens que dans mini deux semaines, plus le temps d’avoir un rendez vous, disons au mieux dans la semaine qui suit l’examen si je m’y prend maintenant, plus le temps d’avoir un rendez vous chez le kiné. Résultat : 11 semaines au bas mot pour une prise en charge suite à un accident de la route.
Je me demande sérieusement comment va se finir cette histoire… Quoi qu’il en soit je suis épuisé psychologiquement par ces douleurs et cette infirmité qui ne fait que vous rappeller que vous avez manqué d’y passer de près.
Un don de soi pour les autres
1Après mon accident de moto, même si je m’en sors « miraculeusement » bien d’après tous les médecins, on réfléchi, on ressasse, et on pense surtout au pire. Vous avez pu lire le récit de l’accident donc pas la peine de revenir dessus. Mais effectivement depuis un mois maintenant, je me demande, et si j’y étais passé. Quelle image j’aurais laissé, aurais je servi à quelque chose et tout un tas de considération philosophique de cet acabit.
Mais dans le scénario le plus fatal, qui je l’espère n’arrivera pas trop tôt, qu’aurait fait ma famille de ma dépouille. Oui c’est vrai on en parle jamais de la mort, puis on en parle pas tellement à nos âges, j’ai 25 ans, la mort ça me semble loin. Mais tout de même qu’aurait décidé mes proches. Faire don de mes organes ou pas.
Alors je me suis posé la question, certains dans ma famille sont d’accords, d’autres non. Chacun son choix.
Pour ma part je me suis toujours posé la question. Navigant de clichés en clichés. « Mais oui je le fais, je prouverais ainsi au monde que je peux faire un acte totalement désintéressé et j’en sortirais grandi dans la mémoire de mes proches« . D’un autre coté étant passé sur le billard plusieurs fois, je me disais « Encore me faire charcuter… pourquoi faire, sauver hypothétiquement quelqu’un…Encore de la souffrance pour ma famille endeuillée« . C’est vrai au final c’est quand même étrange de se poser la question de ce que l’on fera de notre corps après notre mort. C’est un peu se demander est ce que je préfère être enterré ou incinérer.
Puis j’ai réfléchi, parcouru un peu le net, puis j’ai fait appel à mon vécu, à ma conscience, à ma foi dans le monde. Puis j’ai fini par trancher.
Je suis pour. Qu’on prélève ce qui pourra servir à d’autres.
Pourquoi avoir fait peser la balance de ce coté plutôt que de l’autre. Peut être parce que j’ai passé du temps dans les hôpitaux, surement parce que je connais la souffrance physique et encore plus l’angoisse de l’attente. L’attente d’un résultat d’une prise de sang, d’une IRM, ou d’un autre examen. Alors si je peux épargner à des familles une attente encore plus angoissante que celles que j’ai connu, je le fais de bon cœur, et je leurs souhaitent le plus de bonheur possible.
Je ne me contente pas de paroles, j’ai fait ma demande de carte de donneur auprès de la fondation Greffe de vie ce soir, et je vous en informe par ces quelques lignes. Et je vous invite à vous poser la question, même si elle est peu attrayante, qu’elle fait peur, c’est maintenant qu’il faut y penser.
